L’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23) a lancé ce vendredi un atelier de formation de deux jours axé sur la bonne gouvernance et le leadership, réunissant une centaine de cadres venus des territoires libérés dans les provinces du Nord et Sud-Kivu. La session s’est ouverte dans la salle des réunions de la Banque de Développement des États des Grands Lacs (BDGL) à Goma, sous la direction du secrétaire permanent du mouvement, Benjamin Mbonimpa.
Dans son allocution inaugurale, Mbonimpa a souligné le caractère fondamental de cette initiative qu’il qualifie « d’exigence révolutionnaire ». Selon lui, cet atelier vise à doter les participants — administrateurs de territoires, chefs de chefferies et autres responsables locaux — des outils nécessaires pour une gestion publique éthique, compétente et rigoureuse.
« Ce séminaire de renforcement des capacités est une exigence révolutionnaire, un acte de continuité dans la lutte que nous menons pour bâtir un nouvel État fondé sur la compétence, l’éthique et la rigueur dans la gestion publique », a déclaré Mbonimpa.
Il a également rappelé que les plus hauts responsables de l’AFC/M23 ont déjà suivi une première session similaire, animée par des experts. Cette formation avait concerné notamment le coordonnateur politique du mouvement, ses deux adjoints, le secrétaire permanent, son adjoint, ainsi que les chefs de départements, les membres des cabinets de coordination et le gouverneur de province.
« Cet exercice, nous l’avons nous-mêmes subi et cela a été d’une très grande importance », a-t-il affirmé.
La présence de nombreux cadres venus des territoires dits « libérés » traduit, selon les organisateurs, une volonté de structurer l’administration sous leur contrôle autour de principes de bonne gouvernance.
Cet atelier s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités administratives au sein de l’AFC/M23, alors que le mouvement cherche à consolider son emprise dans les régions occupées, tout en se dotant d’une légitimité institutionnelle.
La rédaction



