Les Congolais et Congolaises tués lâchement par des armes blanches par les ADF à Ntoyo, en territoire de Lubero, sous le silence radio de la communauté internationale, est un signe de complicité camouflée, a déclaré jeudi le maire Julien Katembo Ndalieni, en introduction de son discours à la population du quartier Kasika, commune de Karisimbi, massée pour un meeting populaire.
« Ces victimes innocentes sont, comme nous, des Congolais. Ce sont nos frères et sœurs, c’est pourquoi elles méritent une attention particulière au niveau national et international. Malheureusement, même des ONG comme Human Rights Watch n’en font même pas allusion« , s’est-il interrogé, avant de demander à l’assistance d’observer une minute de silence en mémoire de ces compatriotes massacrés dans un village à quelques kilomètres d’Oicha.
Le chef de l’exécutif urbain dresse un bilan lourd : plus d’une centaine de personnes tuées, faute d’une armée capable de sécuriser la population.
« Plus de 100 civils ont été tués à la machette et au poignard dans un village à Ntoyo près d’Oicha, et 18 autres dans un autre village à Fotudu, en territoire de Beni. Tous ces massacres, perpétrés depuis plus de 11 ans, jour pour jour, au Nord-Kivu, n’ont jamais fait l’objet d’une attention particulière de la communauté internationale, moins encore de la Monusco« , a-t-il martelé.
Ces victimes innocentes se trouvaient dans une veillée mortuaire quand les terroristes des ADF sont venus commettre leurs atrocités.
La rédaction



