Sous l’appui du PNUD, un atelier a eu lieu à Goma province du Nord-Kivu, le jeudi 10 juillet 2025 pour présenter le rapport sur la situation des retournés de Masisi, Nyiragongo, Rutshuru et Beni. L’étude a été menée par l’ONG AIDPROFEN pour analyser la durabilité des retournés dans ces territoires.
Résultats de l’enquête
L’enquête a été réalisée sur 24 villages, 875 ménages (composés de 53% de femmes et 47% d’hommes), avec 12 discussions focalisées et 120 entretiens semi-directs, d’après cette enquête :
- L’insécurité persiste dans plusieurs localités du Nord, réduisant l’accès aux marchés à 33%.
- Les infrastructures sociales sont insuffisantes :
81% des centres médicaux manquent des médicaments essentiels, malgré 77% des lits occupés.
La moyenne d’occupation dans les salles de classe est de 65 élèves (supérieur au standard national de 50 élèves). - Des problèmes d’accès à l’eau et à l’éducation :
32% des enfants retournés ne fréquentent pas l’école et 88% des élèves déclarent manquer les fournitures scolaires.
19% des ménages n’ont pas accès à une source d’eau potable (70% à Nyiragongo). - Des problèmes de logement et d’accès aux terres :
41% des retournés rencontrent des problèmes de logement avec des abris détruits ou partiellement endommagés.
63% ont des difficultés pour accéder à leurs champs et parcelles en raison principalement de l’insécurité (68%) et des conflits fonciers (15%).
D’autres défis
- La santé :
94% des ménages déclarent avoir eu des cas de maladies nécessitant une consultation médicale, mais seuls 37% ont eu accès à une aide médicale. - L’accès aux marchés :
77% des ménages déclarent qu’il y a des obstacles spécifiques qui limitent leur accès aux marchés. - La propriété :
30% des ménages n’ont pas accès à leur terre.
41% ne possèdent pas un document de propriété, dont 73% les ayant perdu lors des fuites, 10% volés et 8% ne savant pas la procédure pour s’en procurer.
Réactions et perspectives
Pour Mr Pascal, chargé de projet chez AIDPROFEN, il était important d’évaluer la durabilité du retour des déplacés. Les participants ont exprimé leur satisfaction pour avoir pu mieux comprendre la situation des retournés, ce qui leur permettra de planifier des actions futures pour leur aider.
Guellord Risasi



