Le COARDHO ONG DH Irumu alerte sur la multiplication des tracasseries, des barrières illégales et la destruction des plantations dans le sud du territoire d’Irumu. Cette organisation de défense des droits humains appelle les autorités provinciales et territoriales à prendre des mesures urgentes pour protéger les agriculteurs et garantir leur libre circulation.
Dans un communiqué de presse rendu public ce mardi 11 août 2026, le COARDHO ONG DH Irumu dénonce ce qu’il qualifie de « maltraitance, tracasserie et atteinte aux droits » des agriculteurs dans plusieurs zones du sud du territoire d’Irumu, en province de l’Ituri.
Selon cette organisation, plusieurs agriculteurs seraient confrontés à la destruction de leurs plantations, notamment des cacaoyères, ainsi qu’à la présence de nombreuses barrières qualifiées d’illégales sur différents axes de circulation.
Le COARDHO ONG DH affirme que ces pratiques exposent les agriculteurs à des menaces, des extorsions et diverses formes de tracasseries lorsqu’ils se rendent dans leurs champs ou transportent leurs produits agricoles.
Des instructions des autorités « boycottées »
L’organisation dit également constater que les instructions des autorités provinciales visant à mettre fin aux barrières illégales et aux tracasseries ne seraient pas effectivement appliquées sur le terrain.
« Les instructions des autorités provinciales visant à mettre fin aux tracasseries et aux barrières illégales semblent être boycottées par certains percepteurs et responsables opérant sur ces barrières », déplore le COARDHO ONG DH Irumu.
Pour cette structure, la persistance de ces pratiques risque de décourager les activités agricoles et d’aggraver davantage la vulnérabilité des ménages ruraux.
Appelle au gouverneur militaire et à l’administrateur du territoire
Elle interpelle particulièrement le gouvernement provincial de l’Ituri et le gouverneur militaire, le général Kasongo Mulumba Gaby, afin que des mesures concrètes soient prises pour faire respecter les décisions visant à mettre fin aux tracasseries.
L’organisation sollicite également l’implication urgente de l’administrateur du territoire d’Irumu pour mener des contrôles sur les différents axes concernés, identifier les auteurs présumés des tracasseries et veiller au respect de la libre circulation des agriculteurs.
Elle demande par ailleurs le retrait des barrières jugées illégales, la protection des plantations et des moyens de subsistance des agriculteurs, ainsi que des sanctions contre tout agent ou percepteur qui continuerait, selon elle, à imposer des taxes ou à menacer la population en violation des instructions officielles.
Elle réaffirme enfin son engagement dans la défense des droits humains, la protection des agriculteurs et la promotion d’un environnement favorable à la paix, à la libre circulation et au développement économique dans le territoire d’Irumu.
Jonathan Bavonga à Bunia



