La surveillance des personnes suspectées d’avoir contracté la maladie à virus Ebola doit atteindre un taux de plus de 90 % pour permettre une réponse efficace à l’épidémie. C’est ce qu’a déclaré, ce mardi 11 août 2026 à Bunia, Dr Gisèle Mbuyi, responsable du pilier surveillance au niveau national dans la riposte contre Ebola.
S’exprimant lors d’un point de presse, la responsable de la surveillance a insisté sur l’importance du suivi des personnes considérées comme des cas suspects. Selon elle, l’objectif fixé dans le cadre de la riposte est de dépasser les 90 % de suivi de ces personnes.
« Le pourcentage par rapport aux cas suivis des personnes suspectes de la maladie à virus Ebola doit être à plus de 90 % », a-t-elle indiqué.
Des compétences encore insuffisantes au niveau provincial
Dr Gisèle Mbuyi a également évoqué le manque de certaines compétences techniques au niveau de la province de l’Ituri. Une situation qui, selon elle, a nécessité le recours à des experts venus notamment de Kinshasa et d’autres régions pour appuyer les équipes engagées dans la riposte.
Cette insuffisance concerne plusieurs domaines, y compris la surveillance communautaire, qui constitue pourtant un maillon important dans la détection précoce et le suivi des alertes liées à Ebola.
L’appui extérieur vise ainsi à renforcer les capacités des équipes locales et à assurer une surveillance plus efficace sur le terrain.
La responsable du pilier surveillance appelle, en filigrane, au renforcement des compétences locales afin de permettre à la province de disposer davantage de ressources humaines qualifiées capables de poursuivre efficacement les activités de surveillance et de riposte contre la maladie à virus Ebola.
Jonathan Bavonga à Bunia



