Saisissant le taureau par les cornes, l’administration de l’AFC/M23 met des empreintes sûres, du point de vue sécuritaire, en ville de Goma, où le phénomène des 40 voleurs appartient à l’histoire, a indiqué samedi 2 août 2025, le maire Julien Katembo Ndalieni, à l’issue des travaux communautaires Salongo.
«La population était menacée régulièrement par les 40 voleurs pendant le régime de Félix Antoine Tshisekedi. Voilà maintenant, ce phénomène est complètement enrayé et appartient à l’histoire», a-t-il déclaré.
La population très meurtrie par l’insécurité et qui vient de savourer des sommeils tranquilles, ne veut plus supporter l’insécurité. Ainsi, elle se lance sans merci à la traque des bandits.
C’est dans cette optique que la population du quartier Mugunga, dans deux nuits d’affilée, a mis la main sur des bandits armés, dont deux anciens éléments des FARDC et un FDLR.
L’arme AK-47 avec une chaîne de cartouches a été présentée le vendredi dernier par le gouverneur de province, Bahati Musanga Eraston, lors d’un meeting populaire.
Le lendemain, un autre élément des FARDC et un FDLR ont été également attrapés par cette même population de Mugunga et présentés au maire Julien Katembo Ndalieni ce samedi 2 août 2025 par le bourgmestre de Karisimbi, Pascal Abdou Bikulo.
Les deux cas relevés par l’autorité urbaine sont un signe non trompeur de la présence des FARDC, FDLR et Wazalendo en ville de Goma. C’est pourquoi Julien Katembo Ndalieni a réitéré son appel à la reddition de ces éléments susmentionnés. « Les FARDC et Wazalendo ne sont pas des ennemis car ils sont congolais », mais le FDLR qui doit à tout prix regagner le bercail.
Ils doivent remettre les armes à feu aux cadres de base. Après la remise de l’arme, on a deux probabilités : soit réintégrer l’ARC ou redevenir civil car étant libre.
L’autorité urbaine a attiré l’attention des détenants illégaux d’armes à feu que prévoit la loi congolaise : une peine allant de dix à vingt ans de prison ferme.
Ce n’est pas une messe à faire ; c’est toute une vie gâchée. Donc autant mieux remettre ces armes pour se sentir carrément libre comme l’air et le son.
Le temps d’intimidation au moyen du fusil est révolu. Si vous échapperez avec votre arme aux militaires de l’ARC, la population est vigilante et doit absolument vous appréhender.
La rédaction



