La Coordination provinciale des Forces vives du Nord-Kivu a rendu publique une déclaration dans laquelle elle souligne la détérioration inquiétante de la situation sécuritaire, humanitaire et socio-économique dans la province du Nord-Kivu.
Dans une déclaration publiée le 17 avril 2026 à Musienene, dans le territoire de Lubero, cette structure dénonce une dégradation préoccupante de la situation qui affecte cette partie de la République démocratique du Congo.
Les groupes armés, notamment les ADF/MTM, poursuivent leurs exactions, tandis que l’armée rwandaise, opérant sous le label M23/AFC, est accusée d’agression.
Les conséquences sont lourdes : « déplacements massifs de populations sans assistance, mise en place d’administrations parallèles, recrutement forcé de jeunes, ainsi que des assassinats et des enlèvements ciblant des défenseurs des droits humains. »
Le communiqué évoque également des villages incendiés, des massacres de civils, des arrestations arbitraires et l’imposition de taxes illégales dans les zones contrôlées par les rebelles. À Goma, la liquidation de certaines entreprises de sécurité renforce le sentiment d’abandon, tandis que les projets de développement accusent un retard significatif.
Face à cette situation jugée critique, la société civile appelle les Nations Unies à appliquer strictement les résolutions 2773 et 2808, à sanctionner les responsables et à intensifier l’aide humanitaire. Elle met en garde contre tout soutien international à des politiques d’agression ou d’occupation dans l’Est de la RDC.
La population est appelée à faire preuve de vigilance et à collaborer étroitement avec les forces de sécurité afin de contribuer au rétablissement de la paix et de la stabilité dans la province.
Patrick makoma



