Les habitants du sud du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, dénoncent une dégradation persistante des services de télécommunications depuis près de deux mois. Selon plusieurs témoignages, les abonnés, notamment de Vodacom, éprouvent d’importantes difficultés à communiquer durant la journée.
D’après Jonas Nguomoja, ce dimanche 26 juillet 2026, le réseau ne devient relativement stable qu’entre 23 heures et 4 heures du matin, période durant laquelle les appels redeviennent possibles. En revanche, durant la journée, les communications sont très compliquées, voire impossibles par moments. Cette situation affecte de nombreuses localités, notamment Kanyabayonga, Kayna, Luofu, Mighobwe, Kirumba et leurs environs, où la population déplore une fracture numérique par rapport à d’autres régions mieux desservies.
Ces perturbations ont des conséquences directes sur plusieurs secteurs. Dans le domaine de la santé, les habitants expliquent qu’il devient difficile de joindre rapidement les agents de santé en cas d’urgence. Les étudiants et les chercheurs sont également pénalisés, la faiblesse de la connexion Internet ralentissant considérablement leurs travaux et leurs recherches.
Face à cette situation, les usagers appellent les sociétés de télécommunications à prendre des mesures urgentes pour stabiliser le réseau. Ils estiment que si les antennes existantes sont saturées, leur capacité doit être renforcée afin d’améliorer la qualité des services.
La population sollicite également l’implication des autorités compétentes afin de trouver une solution durable à ce problème, qui paralyse de nombreuses activités essentielles dans cette partie du territoire de Lubero.
Patrick Makoma



