Des déclarants en douane ont adressé une correspondance au Directeur général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), dans laquelle ils dénoncent ce qu’ils qualifient de pratiques présumées irrégulières dans la perception des frais d’inspection et de contrôle des produits pétroliers au poste de contrôle des hydrocarbures de l’OCC à Mahagi, en province de l’Ituri.
Cette lettre, transmise le 20 juillet 2026 à plusieurs autorités nationales et provinciales, notamment à la Première ministre, au ministre du Commerce extérieur, au président du Conseil d’administration de l’OCC ainsi qu’au gouverneur militaire de l’Ituri, sollicite l’ouverture urgente d’une mission d’inspection, de contrôle et d’audit.
Selon les auteurs de la dénonciation, plusieurs déclarants en douane affirment être contraints de verser un montant forfaitaire de 2 500 dollars américains par camion-citerne, présenté comme des frais d’inspection et de contrôle exigés par l’OCC au poste frontalier de Mahagi.
Les signataires soutiennent qu’après consultation des textes réglementaires, notamment l’arrêté interministériel du 22 décembre 2006, la note circulaire interministérielle du 11 février 2011 ainsi que le Tarif général des prestations de l’OCC (édition d’octobre 2018), aucune disposition ne prévoirait la perception d’un tel montant forfaitaire.
La correspondance indique également que plus de 100 camions-citernes, transportant environ 3 800 mètres cubes de produits pétroliers, seraient immobilisés depuis plus de six jours. Selon les déclarants, l’opérateur économique concerné se dit disposé à s’acquitter uniquement des frais qu’il estime légalement exigibles, soit 11 dollars américains par mètre cube, répartis entre 6 dollars pour l’OCC et 5 dollars pour le CGW.
Les auteurs de la dénonciation estiment que cette situation pourrait entraîner d’importantes pertes financières, perturber l’approvisionnement en carburant des provinces de l’Ituri, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé et de la Tshopo, tout en affectant le climat des affaires.
Dans leur requête, ils demandent au Directeur général de l’OCC de vérifier la régularité des perceptions effectuées, de communiquer, le cas échéant, la base légale justifiant le montant de 2 500 dollars américains par camion-citerne, de mettre fin à toute perception jugée irrégulière, de permettre la reprise des opérations et la libération des camions en règle, ainsi que d’engager les procédures appropriées si des responsabilités venaient à être établies.
Au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle de la Direction générale de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) n’avait encore été rendue publique concernant ces allégations. La rédaction reste disponible pour publier la version de l’OCC, dans le respect du principe du contradictoire.
Jonathan Bavonga à Bunia



