Le gouvernement de la RDC, à travers le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, s’est décidé, le lundi 14 juillet 2025, à maintenir les filles enceintes au cours, ce qui va leur permettre de finir leurs études et ainsi ne pas les stopper.
En effet, une fille élève, de son état, quand elle tombait enceinte, était obligée d’arrêter ses études, ce qui a fait qu’il y ait un taux élevé de filles qui arrêtaient les études sans les terminer.
À travers une note, l’organisation Foyer de Développement et d’Auto-promotion des Pygmées et Indigènes Défavorisés, FDAPID en sigle, rendue publique ce mardi 15 juillet 2025, demande urgemment la conceptualisation de la décision sur l’éducation des filles enceintes, cela dans le souci de prévenir les effets collatéraux dans les établissements scolaires et de protéger les droits des filles victimes.
À travers cette note adressée aux membres du gouvernement et à ses partenaires, cette organisation veut éviter que cette décision, au lieu d’être salvatrice, n’apporte beaucoup de mauvaises choses sur le vécu quotidien de ces filles enceintes.
À en croire la même note, l’équipe du FDAPID est préoccupée par les discussions orageuses sur les réseaux sociaux, focalisées sur la note circulaire n° MINEDU-NC/SG/80/DEVC/90/1245/2025 du 14 juillet 2025 relative au « maintien des filles enceintes dans les établissements scolaires ».
« Ladite décision du Secrétaire général a.i. du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté serait salvatrice parce qu’elle apparaissait promotrice des droits à l’éducation garantis par l’alinéa 1er de l’article 43 de la Constitution du 18 février 2006, modifiée en 2011, qui stipule : “Toute personne a droit à l’éducation scolaire. Il y est pourvu par l’enseignement national.” »
Bien que cette note s’avère réduire les discriminations à l’égard des filles, elle aura aussi des conséquences.
« Cependant, nos larmes de tristesse coulent après avoir identifié les dégâts collatéraux camouflés par la décision prise sans une analyse critique et objective en amont, dont les résultats aideraient le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté à apporter une solution durable à la délinquance juvénile sans exposer toutes les filles, et surtout les mineures, aux dangers. »
Selon toujours l’équipe du FDAPID, cette décision vient résoudre un problème tout en ouvrant grandement la porte à des conséquences sur plusieurs familles dans un avenir proche, notamment l’accroissement du taux des grossesses non désirées, parce que les filles n’auront plus rien à perdre et que les auteurs vont s’en réjouir.
À cela s’ajoute l’exposition des parents aux maladies cardiaques, car le gouvernement aura légitimé la délinquance juvénile.
Au demeurant, la promotion des principes « Ne laisser personne derrière » et « Genre et inclusion » est au cœur des actions de l’équipe du FDAPID, avec son expérience avérée dans le secteur de l’éducation et la maîtrise de la problématique de la déperdition scolaire en RDC, raison pour laquelle nous attirons votre attention pour: « Surseoir à la note circulaire en attendant dudit appel urgent et faciliter une étude pour identifier les facteurs sous-jacents des grossesses dans les milieux scolaires afin d’administrer une thérapie appropriée et renforcer les sanctions contre les auteurs en vue d’une justice réparatrice.»
Renforcer les règlements scolaires par des mesures protectrices des jeunes filles mineures et autres groupes marginalisés.
Investir dans l’éducation civique et morale pour une citoyenneté responsable et basée sur la dignité et les valeurs humaines », précise la note circulaire du FDAPID.
Guellord Risasi



