Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec l’Office national de l’hydraulique rurale (ONHR), lance une enquête sur les forages d’eau réalisés dans la ville de Bunia, en Ituri. L’opération, prévue du 19 août au 30 septembre 2026, vise notamment à évaluer la disponibilité et la qualité des ressources en eau souterraine dans la ville.
Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large du CICR visant à contribuer à l’amélioration de l’accès de la population de Bunia à l’eau potable, dans un contexte marqué par les conséquences des conflits armés.
Selon les informations communiquées dans le cadre de cette initiative, des études techniques réalisées et finalisées en 2022 avaient conduit à retenir deux principales phases pour la mise en œuvre du projet.La première prévoit l’augmentation de la production d’eau à partir de la rivière Nyamukau, exploitée par la REGIDESO.
Cette intervention pourrait permettre de multiplier par quatre le nombre de personnes actuellement desservies par ce réseau.La deuxième consiste à étudier la possibilité d’alimenter, à travers un réseau centralisé, les populations qui ne seraient pas couvertes par cette première intervention.
Cette étape nécessite notamment des recherches approfondies sur les ressources en eau souterraine disponibles dans la ville.C’est dans cette perspective que le CICR et l’ONHR mènent cette nouvelle enquête. Elle permettra de mettre à jour et de compléter les données issues d’une précédente opération réalisée par l’ONHR en 2023, qui avait permis de répertorier 898 ouvrages hydrauliques dans la ville de Bunia.
Du 19 août au 30 septembre, plusieurs équipes d’enquêteurs seront déployées simultanément dans différents quartiers de Bunia. Elles visiteront notamment les forages situés dans les ménages ainsi que ceux installés sur des sites publics, avec l’accord préalable des responsables des ouvrages.
Sur place, les enquêteurs administreront un questionnaire et effectueront des prélèvements afin d’analyser certains paramètres physiques de l’eau. Ces données devraient permettre de mieux apprécier le potentiel des ressources hydriques de Bunia, aussi bien en termes de quantité que de qualité.
Les autorités étatiques et paraétatiques concernées ont été informées de cette activité et ont donné leur accord pour son déroulement.Le CICR précise toutefois que cette enquête ne constitue qu’une étape d’un projet de grande envergure, dont la réalisation nécessitera d’importants moyens financiers ainsi que la mobilisation de plusieurs acteurs étatiques et paraétatiques.
Compte tenu du contexte épidémique actuel, notamment de la maladie à virus Ebola, des mesures de prévention seront également appliquées durant toute la période de l’enquête afin de réduire les risques de propagation de la maladie.À travers cette démarche, le CICR et ses partenaires entendent disposer de données fiables sur les ressources en eau de Bunia, préalable nécessaire à la poursuite des réflexions et des interventions visant à améliorer durablement l’accès de la population à l’eau potable.
Jonathan Bavonga à Bunia



