En République démocratique du Congo, la société fictive Crazy a escroqué ses abonnés dans différentes parties de ce pays.
Après sa fermeture il y a un mois, des réactions ont fusé partout, allant dans le sens de condamner l’acte et demander réparation auprès du gouvernement congolais.
Un leader communautaire du territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu, sort de son silence et exige plus d’éclaircissements et de réparations aux entreprises de communication à travers lesquelles la société Crazy, qui passait pour percevoir électroniquement l’argent de ses abonnés qui l’ont fait confiance.
Contacté par paniersdesinfos.net, Bakwanamaha lance un appel vibrant aux députés nationaux, véritables représentants du peuple, à porter haut la voix de cette population péniblement touchée, en interpellant sans délai les ministres concernés, notamment ceux des Postes, Télécommunications, NTIC et de la Justice, à se saisir avec rigueur de ce dossier.
Il dénonce une complicité silencieuse et un manque de régulation, mettant en péril la confiance numérique au sein de la population congolaise.
« Nous ne pouvons pas laisser des mécanismes d’escroquerie continuer à appauvrir notre peuple ; il est temps d’agir », a-t-il souligné.
Pendant ce temps, il plaide pour l’identification urgente des victimes et la poursuite contre les auteurs de ce forfait qui vient encore une fois appauvrir les milliers de Congolais.
Il est à noter que la plateforme Otto avait fait sensation dans la région du Kivu en proposant un modèle unique d’achat et de vente en ligne, permettant de gagner des montants allant de 1 à 300 dollars par jour avant de fermer ses portes en mai 2022.
Patrick Makoma



