Le respect des normes d’hygiène et d’assainissement du lieu de travail a été le sujet central de la réunion du mardi entre le maire adjoint Désiré NGABO KISUBA et les restaurateurs « zéro fourchette » de la ville de Goma, dans la province duNord‑Kivu.
«Nous avons demandé aux restaurateurs zéro fourchette d’observer les normes d’hygiène et d’assainissement du lieu de travail. La personne qui sert le repas aux clients doit être propre, » a indiqué le maire adjoint. « Portez des tabliers pendant le service, disposez d’un kit de lavage des mains et faites bien la vaisselle.»
Concernant l’assainissement, le maire adjoint a conseillé aux restaurateurs de cesser d’envoyer les enfants dans la rue pour jeter les déchets. Souvent, ces derniers les jettent n’importe où ; ces pratiques doivent donc s’arrêter.
Les restaurateurs ont promis de ne plus commettre de telles pratiques.
Désiré NGABO KISUBA a également interpellé ses hôtes sur les restaurants « sous les manguiers », communément appelés Malewa, qui prolifèrent en ville et se veulent touristiques : « Bien que cela soit une source de revenu pour les familles défavorisées, nous, en tant qu’autorité, ne tolérerons pas cela », a-t‑il déclaré.
La ville de Goma est touristique ; c’est pourquoi nous ne pouvons pas autoriser l’installation de restaurants sur les artères principales ni secondaires afin de ne pas laisser de saletés dans leurs lieux de travail.
Les concernés ont été bien informés que ces restaurants portatifs ne plaisent pas aux autorités municipales. Comme il s’agit d’une source de revenu pour certaines familles, nous n’avons pas demandé leur évacuation immédiate ; toutefois, à l’avenir, nous serons plus insistants afin de préserver la propreté urbaine.
« Nous avons également suggéré aux restaurateurs de se regrouper au sein d’une association unique qui pourra syndiquer leurs problèmes et servir de lien entre les deux parties. »
Les restaurateurs ont soulevé le désordre organisé par des personnes qui préparent des repas chez elles à domicile puis les vendent en ambulant. Des acteurs incontrôlés. Le maire adjoint a répondu que cette pratique prendra fin grâce au soutien de la structure qui les représente.
De son côté, la présidente de l’association des restaurateurs pour le développement intégral (ARDI), Maman Kabuho Mutangi Clarisse, a remercié l’autorité urbaine pour cette initiative visant à organiser les restaurateurs en ville : « Je lance un appel à tous les restaurateurs pour qu’ils adhèrent à ARDI sans rien débourser ; l’adhésion est libre et gratuite. »
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