À l’heure où se profile la formation du prochain gouvernement de la République, Maître Deogratias UFOYMUNGU, Président des jeunes Alur et citoyen congolais, estime qu’une question essentielle mérite d’être posée avec clarté et responsabilité : quelle place sera accordée à la province de l’Ituri dans l’architecture institutionnelle à venir ?
Selon Maître Deogratias UFOYMUNGU, depuis de nombreuses années, l’Ituri, malgré ses immenses potentialités et les sacrifices consentis par sa population, semble reléguée au second plan dans le partage des responsabilités nationales. Pourtant, avec ses 27 députés nationaux, cette province ne peut être ignorée ni sous-représentée.
Ce poids politique est une réalité objective qui devrait naturellement se traduire par une représentation conséquente au sein du gouvernement.Dans cette perspective, Maître Deogratias UFOYMUNGU soutient que la revendication de « trois portefeuilles ministériels, dont un ministère régalien, un poste de Vice-Premier ministre et un Ministre d’État, » ne relève ni d’un caprice ni d’une faveur sollicitée.
Il s’agit, insiste-t-il, d’un droit légitime, fondé sur les principes d’équité, de représentativité et de justice territoriale. S’adressant à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, garant de l’unité nationale et du bon fonctionnement des institutions, Maître Deogratias UFOYMUNGU rappelle que l’histoire retiendra les décisions prises en ce moment crucial. L’Ituri, meurtrie par des années de conflits mais résolument tournée vers l’avenir, aspire à être honorée et considérée à la hauteur de son engagement pour la nation.
Maître Deogratias UFOYMUNGU s’interroge : pourquoi une province qui contribue activement à la vie démocratique du pays continue-t-elle à être sous-représentée dans les sphères de décision ? Comment justifier que son poids politique ne soit pas reflété dans la composition du gouvernement ? Et surtout, jusqu’à quand cette situation perdurera-t-elle ?
Pour Maître Deogratias UFOYMUNGU, il ne s’agit pas d’opposer les provinces entre elles, mais de plaider pour une gouvernance inclusive, où chaque entité trouve sa juste place. Une telle approche renforcerait non seulement la cohésion nationale, mais également la confiance des citoyens envers les institutions de la République.
L’Ituri ne demande pas un privilège, elle réclame justice. Elle ne sollicite pas une faveur, elle exige la reconnaissance de ses droits. À travers ce plaidoyer, Maître Deogratias UFOYMUNGU souligne que la formation du prochain gouvernement offre une occasion historique de corriger les déséquilibres du passé et d’ouvrir une nouvelle page, fondée sur l’équité et la considération de toutes les composantes du pays.Excellence Monsieur le Président, l’Ituri attend un signal fort. Un signal qui dira à ses filles et fils que leurs efforts, leurs sacrifices et leur loyauté envers la nation ne sont pas vains.
La rédaction



