Le maire Julien Katembo Ndalieni a fixé à 11 heures l’heure d’ouverture des nganda, cabarets et bars de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la RDC.
Cette décision a été prise ce mardi, lors d’un échange à cœur ouvert avec les propriétaires et tenanciers de nganda et d’hôtels de petite taille, tenu dans la matinée à la mairie de Goma.
« Nous vous avons invités à cette réunion à vocation pédagogique, c’est-à-dire pour vous sensibiliser sur la manière de travailler tout en garantissant la sécurité de la ville. C’est pourquoi nous fixons à 11 heures l’ouverture des cabarets », a indiqué l’autorité urbaine.
D’autres points essentiels ont également été abordés, notamment l’exploitation physique et sexuelle des enfants mineurs, la présence d’hommes en uniforme dans les nganda, le volume excessif de la musique à des heures tardives, l’existence de maisons de tolérance, ainsi que le remplissage des bulletins d’enregistrement des personnes ayant passé la nuit dans les hôtels de petite taille, avec obligation d’en faire rapport aux services compétents.
Concernant le tapage nocturne, le maire a rappelé qu’il s’agit d’un fait infractionnel puni par la loi. Il a ainsi demandé aux exploitants de réduire sensiblement le volume de la musique afin de permettre aux habitants de se reposer paisiblement.
L’autorité urbaine a également interdit formellement l’exploitation des filles mineures dans les nganda et maisons de tolérance, avertissant que toute personne prise en flagrant délit sera sanctionnée conformément à la loi.
Profitant de cette rencontre, le maire a sensibilisé les propriétaires et tenanciers de cabarets, nganda et bars sur l’importance de la propreté de leurs employés, de leurs lieux de travail et de leurs alentours.
De leur côté, les participants ont reconnu que leur activité les expose à de nombreux risques. Ils ont toutefois plaidé pour que le paiement de la multitude de taxes soit effectué en une seule fois, à travers un guichet unique.
Interrogé à ce sujet, Kabano Kabene Prince, propriétaire de l’hôtel Chabalume, situé à l’entrée Président, s’est dit satisfait de cet échange.
« Nous étions confrontés au passage récurrent d’hommes en uniforme dans nos installations et à la multiplicité des taxes. Mais nous devons soutenir Monsieur le Maire et son équipe pour maintenir la sécurité, car nous évoluons dans un secteur exposé à de nombreuses difficultés, surtout sur le plan sécuritaire », a-t-il déclaré.
Il a également condamné ses collègues qui exploitent des enfants mineurs, les exhortant à abandonner cette pratique illégale et à se conformer à la loi du pays.
Plus d’une centaine de propriétaires et tenanciers de nganda et cabarets ont répondu favorablement à l’appel du maire Julien Katembo Ndalieni, entouré de son adjoint Désiré Ngabo Kisuba, en charge de l’Administration et des Finances, du délégué du commandant de la police urbaine et des services de sécurité.
La rédaction



