Après les fortes détonations qui ont secoué la ville de Goma aux premières heures de la matinée de ce Mercredi 11 mars 2026, le porte-parole de l’AFC-M23, Lawrence Kanyuka, a revu le bilan à la hausse, confirmant la mort de trois civils, dont une travailleuse humanitaire.
C’est un réveil brutal qu’ont connu les habitants de Goma ce mercredi. Vers 4h00 du matin, une série d’explosions attribuées à des attaques de drones a touché la ville. Si les zones d’impact précises restent encore à confirmer officiellement pour permettre une vérification indépendante, les premières données de terrain font état de pertes civiles significatives.
Dans une déclaration publiée ce matin, Lawrence Kanyuka, porte-parole politique de l’AFC-M23, a dressé un bilan de trois morts. Parmi les victimes figure une femme, agent d’une organisation internationale de premier plan.
Le décès de cette professionnelle de l’humanitaire intervient dans un contexte où les agences de secours opèrent déjà sous une pression extrême dans la région. Cet événement risque de restreindre davantage l’accès aux populations vulnérables si la sécurité des couloirs humanitaires n’est plus garantie à l’intérieur même du périmètre urbain de Goma.
Lawrence Kanyuka qualifie ces frappes d’acte d’« agression » et de « provocation intolérable », mettant directement en danger la vie de milliers de civils. Cette position est fermement relayée par le président du mouvement, Bertrand Bisimwa, qui voit en ces attaques une preuve supplémentaire de la « logique de violation permanente du cessez-le-feu » par les forces adverses.
Cette attaque s’inscrit dans une « guerre des drones » qui s’est intensifiée depuis le début de l’année. Les Accords de Washington et de Doha, qui laissaient espérer une accalmie, semblent aujourd’hui plus fragiles que jamais.
L’imprécision sur les lieux exacts des frappes laisse planer un doute que seules les prochaines heures pourront lever. Pour les observateurs locaux, le ciblage de zones potentiellement fréquentées par des humanitaires marque un tournant sombre dans la conduite des hostilités au Nord-Kivu.
La rédaction



