Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, le Parc national des Virunga (PNVi) annonce le lancement d’un processus de recrutement de nouveaux écogardes pour l’année 2026. Cette initiative, portée par la direction provinciale de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) au Nord-Kivu, vise à renforcer la surveillance et la protection de cette aire protégée stratégique.

Considéré comme l’un des plus importants réservoirs de biodiversité du continent africain, le Parc des Virunga fait face à des pressions croissantes, notamment liées à l’insécurité et aux activités illégales.
Dans ce contexte, le recrutement d’écogardes apparaît comme une réponse opérationnelle pour consolider les dispositifs de protection.
Selon un communiqué officiel, les candidats doivent être de nationalité congolaise, âgés de 18 à 25 ans, détenteurs d’une carte d’électeur valide et titulaires d’un diplôme d’État (D6).
Le dossier de candidature devra inclure un CV actualisé avec photo ainsi qu’une lettre de motivation manuscrite.
Le processus de candidature se déroulera exclusivement en ligne, via la plateforme officielle du Parc des Virunga. Les postulants sont appelés à soumettre leurs dossiers entre le 22 avril et le 7 mai 2026. Les tests de présélection sont prévus entre le 20 et le 30 mai, suivis d’une sélection finale à partir de la mi-juillet. La formation des candidats retenus débutera en août 2026.
Par ailleurs, l’ICCN met en garde contre toute tentative de fraude, rappelant que ce recrutement est entièrement gratuit. Toute demande de paiement doit être signalée aux autorités via le numéro vert communiqué à cet effet.
Au-delà d’un simple recrutement, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à préserver l’intégrité écologique du Parc des Virunga, tout en contribuant à la stabilisation d’une région en proie à des tensions récurrentes.
L’engagement de nouveaux écogardes est essentiel pour assurer une protection efficace face aux menaces pesant sur cette précieuse biodiversité, tout en renforçant la sécurité locale.
Patrick makoma



