Au moins dix personnes, dont une femme, ont été tuées lors de nouvelles attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), dans le groupement Bakaheku, en chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
Selon l’équipe de monitoring de l’APDEF/Mambasa, les assaillants ont ciblé, entre mercredi 14 et jeudi 15 octobre 2026, les carrés miniers de Makimbilio, Biasiko et Makamanda, avant de se diriger vers Mangadi.
Un bébé aurait été retrouvé abandonné près du corps de sa mère, tuée au cours de ces attaques.Réagissant à cette situation, Ram’s Malikidogo dénonce ce qu’il qualifie de gestion insuffisante de la menace des ADF par les autorités congolaises.
Il s’interroge notamment sur la présence prolongée des assaillants dans la zone, sans opérations militaires efficaces pour les déloger.« Comment l’ennemi peut-il passer trois mois dans une même zone sans être traqué, tout en circulant librement ? », s’interroge-t-il.
Il accuse également certains militaires d’être davantage concentrés autour des carrés miniers pour l’exploitation de l’or que sur la traque des ADF.
Selon lui, cette situation expose davantage les populations civiles aux attaques.Ces nouvelles violences ravivent les inquiétudes concernant la sécurité des habitants et des travailleurs des sites miniers de cette partie du territoire de Mambasa, régulièrement confrontée aux attaques attribuées aux ADF.
Patrick Makoma



