Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, ce dimanche 13 juillet 2025, avoir neutralisé quatre éléments du groupe armé Convention pour la révolution populaire (CRP) et blessé dix autres, lors d’une tentative d’incursion à Iga Barrière et Soleniama, dans le territoire de Djugu, province de l’Ituri.
Selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans la région, la situation sécuritaire est désormais « entièrement sous contrôle » après une riposte rapide des troupes déployées sur le terrain.
Ces affrontements ont également coûté cher aux FARDC, qui déplorent six militaires blessés dans l’échange de tirs contre les miliciens.
Le groupe armé CRP, dirigé par Thomas Lubanga, ancien chef de guerre condamné en 2012 par la Cour pénale internationale (CPI) pour l’enrôlement d’enfants soldats, est une formation armée émergente basée actuellement en Ouganda. Il rassemble plusieurs figures issues d’anciens mouvements armés ituriens et affirme vouloir lutter contre ce qu’il qualifie de « mauvaise gouvernance » à Kinshasa et d’« incapacité chronique de l’État » à protéger les populations civiles.
Les autorités congolaises accusent la CRP de collusion avec d’autres groupes rebelles actifs dans l’est du pays, en vue de déstabiliser les institutions et de relancer une guerre contre l’État congolais.
La création de ce mouvement soulève de vives préoccupations au sein de la société civile et chez les acteurs internationaux. Bintou Keita, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC, a déclaré que la CRP « représente une menace sérieuse pour les civils et la stabilité régionale », appelant à une réponse concertée pour éviter une nouvelle escalade du conflit dans cette zone déjà fragilisée par des années de violence.
La rédaction



