Les autorités militaires de la province de l’Ituri redoutent la formation d’un nouveau groupe armé par d’anciens membres de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), rebelle dirigée par Thomas Lubanga. Ce mardi 21 octobre, le lieutenant Jules Ngongo, porte‑parole des FARDC en Ituri, a lancé un appel à ces (ex‑)combattants, les exhortant à renoncer à toute initiative susceptible de plonger davantage la province dans l’instabilité.
Le lieutenant Ngongo s’est directement adressé aux cinq derniers dissidents identifiés comme cofondateurs de la rébellion CRP, dont Charles Kakani. Il les exhorte à renoncer à toute tentative de reconstitution d’un groupe armé et les met en garde contre les influences étrangères susceptibles d’alimenter une nouvelle dynamique rebelle. « Ne vous faites plus manipuler par des étrangers pour créer un autre groupe armé », a‑il déclaré, soulignant les risques d’instabilité que ferait peser une telle initiative sur la province.
Cette mise en garde intervient alors que l’état de siège, en vigueur depuis mai 2021, peine à contenir les violences dans la province. Malgré le soutien des forces ougandaises et de la MONUSCO, plusieurs zones restent sous l’influence de groupes armés. À en croire le porte‑parole des FARDC en Ituri, toute tentative de résurgence rebelle constitue une menace directe à la stabilité déjà fragile de l’Ituri.
« La population iturienne ne rêve que de paix et de développement. Toute tentative de replonger dans la violence ne fait qu’entamer leur avenir commun », a affirmé Jules Ngongo, invitant les dissidents de Thomas Lubanga à regagner la province et à tourner le dos aux violences armées.
Dans le climat sécuritaire tendu que connaît actuellement l’Ituri, la perspective d’une résurgence armée suscite une inquiétude réelle dans les milieux sécuritaires. La reconstitution, même partielle, d’un groupe issu des démissionnaires de la CRP pourrait relancer les violences et compromettre les efforts de pacification. Les autorités misent sur le sens de responsabilité des combattants ayant rompu avec Thomas Lubanga, espérant ainsi prévenir une nouvelle escalade dans la région.
La rédaction



