Face à la menace grandissante de la maladie à virus Ebola (MVE), l’Ituri se mobilise. Le gouverneur de province, Johnny Luboya Nkashama, a officiellement déclenché ce vendredi 22 mai 2026, une série de mesures préventives urgentes pour freiner la propagation du virus sur l’ensemble du territoire provincial.
Cette décision intervient alors que le ministère de la Santé publique a déclaré, le 15 mai dernier, la 17ᵉ épidémie d’Ebola dans le pays. Dans un contexte de forte mobilité des populations, exacerbé par la crise sécuritaire actuelle, les autorités craignent une propagation rapide du virus.
Dans sa note d’instruction N°01/001/PROGOU/PI/2026, l’autorité provinciale insiste sur le retour des réflexes de protection : lavage systématique des mains, usage de gel hydroalcoolique et respect d’une distanciation physique de deux mètres. Les poignées de main et les accolades sont désormais formellement proscrites.
Les lieux de forte affluence — écoles, marchés, églises et stades — ont l’obligation d’installer des dispositifs de lavage des mains.
Pour limiter les risques, la province serre la vis sur les interactions sociales :
- Rassemblements : Limités à un maximum de cinquante personnes.
- Vie funéraire : Les veillées mortuaires sont suspendues. Les enterrements doivent impérativement suivre les protocoles stricts des équipes sanitaires spécialisées.
- Transport des dépouilles :Le transport privé des corps est interdit. Seules les ambulances dédiées à la riposte sont autorisées à effectuer ces transferts.
- Sport : Le championnat de football de l’Ituri est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
Enfin, des points de contrôle sanitaire seront déployés aux entrées et sorties des zones à risque, où la prise de température et la désinfection seront systématiques.
Le gouvernement provincial appelle à la vigilance et à la responsabilité de chaque citoyen. La collaboration de la population est jugée capitale pour briser la chaîne de transmission et protéger les communautés les plus vulnérables.
Le gouverneur a appelé les autorités locales, les leaders religieux et les responsables communautaires à veiller au strict respect de ces mesures, avec l’appui des services de sécurité.
Patrick makoma



