C’était lors d’un échange citoyen du gouverneur Bahati Musanga Eraston avec les motards, organisé dans la matinée du dimanche 20 juillet à Goma, province du Nord-Kivu au stade de l’unité, que l’autorité provinciale s’est dit disposée à signer un arrêté autorisant aux motards de travailler 24 heures sur 24, sous promesse de lui ramener 50 bandits et 100 armes dans l’espace de deux semaines.
Un vrai défi à relever pour tout celui qui roule sur une moto en ville de Goma et dans les entités dirigées par l’AFC/M23 en Province du Nord-Kivu, pour se rassurer de l’effectivité de la sécurité avant de signer un arrêté les autorisant de rouler 24 heures sur 24.
«Je suis prêt à signer un arrêté autorisant le trafic de moto-taxi 24 heures sur 24 à condition de me ramener 50 bandits et 100 armes dans 15 jours», a déclaré tout souriant le chef de l’exécutif provincial, Bahati Musanga Eraston.
Dans cet échange citoyen, le gouverneur de province a scruté avec attention soutenue les avis et considérations de ses hôtes, les motards, à travers des questions résumant les situations difficiles qu’ils traversent dans leur métier de conduite de la moto en ville de Goma.
En réponse à ces préoccupations, Bahati Musanga Eraston, ayant trouvé intérêt dans ce dialogue, a promis que le rendez-vous sera respecté tous les trois mois pour d’autres rencontres similaires, à titre évaluatif.
Il a rassuré les motards que fini les tracasseries à la grande barrière et petite barrière ainsi qu’au marché Kituku.
Toutefois, a-t-il poursuivi, les motards doivent respecter le langage routier, demeurer propres et ne pas se souler pendant la journée.
Bahati Musanga Eraston a demandé à ses hôtes de constituer un groupe de 60 personnes venant d’ici Rutshuru, Masisi et Nyiragongo pour un échange approfondi à son bureau le mercredi prochain.
Il leur a demandé également de se désolidariser avec les éléments de FDLR et Wazalendo infiltrés dans leur métier et qui sont à l’origine de tous les maux dont ils sont taxés.
Le secteur de taxi-moto est un pilier de la sécurité ; raison pour laquelle un des motards a souhaité que l’autorité provinciale mette un train d’union entre eux et les services ayant en charge la sécurité pour éviter d’émettre les efforts dans le souci de juguler l’insécurité en ville de Goma.
Le gouverneur de province a demandé aussi aux motards de dénoncer les bandits qui sont parmi eux et d’autres qu’ils connaissent auprès des services de sécurité.
Venu en complément, le maire Julien Katembo Ndalieni a expliqué aux motards le rôle de la brigade d’assainissement accusée de tracasserie. Il a promis de les recadrer afin qu’ils s’occupent uniquement de l’assainissement.
La rédaction



