C’est dans le souci de s’imprégner du secteur privé de la santé et y mettre de l’ordre que le maire, Julien Katembo Ndalieni s’est entretenu ce mercredi à l’hôtel de Ville, avec les propriétaires et tenanciers des dispensaires, des centres médicaux et autres structures sanitaires privés de la ville de Goma, au nord Kivu.
» Nous voulons savoir la façon que vous travaillez, et mettre de l’ordre dans ce secteur de santé et pour de raisons sécuritaires« , a martelé en introduction, le maire Julien Katembo Ndalieni.
Il a poursuivi avec l’énumération des préoccupations constituant le mobile de cette rencontre d’échange, entre autres les conditions requises pour l’ouverture de structure médicale, les produits périmés, la gestion des déchets, la gestion du personnel, le respect de la distanciation entre les structures sanitaires, ont été débattus également.
L’autorité urbaine a été plus que claire comme l’eau de roche sur les points relatifs à la sécurité en vue de protéger les structures et leurs personnels.
Dans cette optique, le Chef de l’exécutif urbain a demandé la contribution de tout un chacun, par dénonciation, en vue de juguler les cas isolés d’insécurité en ville de Goma, pour enfin oeuvrer dans une sécurité totale.
Dans les échanges, les propriétaires et tenanciers des structures sanitaires privées, ont révélé à Monsieur le Maire, les tracasseries dont ils sont l’objet de la part de taxacteurs.
Ils ont également émis le vœu à l’autorité urbaine de lister les taxes à payer pour paraître dans leurs budgets respectifs. A cela, il a été convenu que des séances de matinée fiscale soient régulièrement organisées à travers les médias à titre pédagogique.
Quant à la question de distanciation entre les structures sanitaires, par rapport à la législation, a été flouée dans le passé suite au trafic d’influence, caractérisant le gouvernement de jadis.
Face à cette attitude, plus d’enquête n’a été organisée, c’est pourquoi, on dénombre plus de structures de santé non viables, et ne figurant pas dans la pyramide. Mais toutefois, il faut assainir le secteur. C’est important.
Interrogé sur les structures médicales non viables, Dr Rishi Wetemwami, médecin chef de zone de santé de Karisimbi a dit: « qu’il y a eu une mission habilité de la division de santé, et dans les jours à venir, il y aura des conclusions et des décisions qui seront prises à leurs endroits« .
Pour avoir une structure médicale, il faut le respect des normes, l’emplacement de la structure, tout ça sera assaini dans les jours à venir, a-t-il souligné.
Par rapport à la procédure, à suivre pour l’implantation d’une structure, Dr Rishi Wetemwami a indiqué que la personne demanderesse, doit disposer d’une maison ou d’un édifice, et s’adresser à la zone de santé, celle-ci effectue une descente sur le terrain pour s’enquérir de respect des normes, puis fait rapport à la division de santé, et cette dernière fait la contre inspection, dont le rapport, en cas de positivité de la demande, sera adressé au gouvernorat de province pour autorisation du fonctionnement de la structure.
Pour sa part, Dr Benjamin Fikiri, président de l’Union des structures médicales privées en ville de Goma, a indiqué que le maire leur a donné des nouvelles stratégies de gestion dans le secteur de la santé.
» Il y a beaucoup de charlatans, de gens qui créent des dispensaires privés à l’encontre de la loi, d’où la nécessité d’assainir le secteur », a-t-il indiqué.
La rédaction.



