Le maire adjoint Désiré NGABO KISUBA s’est entretenu ce jeudi avec les responsables de pari-sportif, boîtes de nuit, super marchés et grands restaurants opérationnels en ville de Goma, au Nord Kivu, pour remettre l’ordre dans ces secteurs.
« Nous avons échangé avec les propriétaires de boîtes de nuit, de Super marchés, de grands restaurants et pari-sportif. Nous avons scruté leurs problèmes, comme nous recommande les autorités du mouvement révolutionnaire, de se rapprocher de la base, une gouvernance de proximité »,_ a indiqué le maire adjoint Désiré NGABO KISUBA, au terme de cette rencontre d’échange.
C’était également l’occasion de leur présenter les plaintes de leurs employés vis-à-vis de certaines clauses non respectées du code du travail, a-t-il ajouté.
Dans ces secteurs, a-t-il enchaîné, les agents prestent sans contrat de travail, reliant d’employeur à l’employé, un maigre salaire, en dépit de la situation financière que l’on traverse ; et de surcroît, le maigre salaire est défalqué à chaque moment de paye. Et les agents sont limogés n’importe quand et comment, créant ainsi une insécurité sociale.
» Les exploitations sexuelles, dans tous ses aspects, les trucages de falsification de dates de péremption des liqueurs dans les boîtes de nuit et super marchés, ainsi que des produits fabriqués localement mais avec enseigne de l’étranger »,_ a-t-il fait remarquer, tout en soulignant que c’est l’Office Congolais de Contrôle, OCC qui atteste par ses analyses, l’état d’un produit, consommable ou non.
Et d’ajouter: » voilà pourquoi nous les avons invité à cet échange, et avons leur donné un message très clair. Les employés ont des devoirs et des droits. Comme employés, Ils doivent signer de contrats, au-delà de 21 jours de prestation, avoir un salaire significatif, et doivent accéder à leurs emplois, sans contraintes sexuelles ».
Voilà en substance, la teneur de notre message à nos hôtes de ces secteurs, a-t-il indiqué tout en mettant un accent sur la mise en application de ces mesures, à défaut de quoi, l’autorité urbaine serait amenée à recourir à des sanctions.
Ce message est d’autant valable à tous les employeurs en ville de Goma.Ils doivent faire signer des contrats de travail à leurs agents et le respect de la dignité humaine des employés également recommandé, a-t-il souligné.
Dans les zones libérées par l’AFC- M23, on ne veut pas entendre ces genres d’antivaleurs. Il est vrai que le climat des affaires s’installe, mais les expatriés, aussitôt arrivés, doivent se conformer aux normes mises en place par l’État.
« Mise sur pied d’une commission ad-hoc »
_Nous venons de constituer une commission ad-hoc, qui va s’occuper, en premier lieu, de la réception des dossiers de chaque établissement ou entreprise pour vérification, et en deuxième étape, elle va vers les établissements ou entreprises, en vue de palper du doigt, la réalité. Celui qui sera attrapé en train de naviguer à contre courant, sera passible d’amandes »,_ a-t-il conclu.
La rédaction



