Goma, 10 juin 2025, les sociétés de gardiennage en ville de Goma, ont été appelé à se faire identifier à la mairie, une des recommandations issues de la réunion relative à la sécurité tenue ce mardi et qui réunissait les représentants de ces sociétés et les autorités urbaines ainsi que le service de sécurité.
« Nous vous avons invités pour nouer un contact permanent entre nous afin de se souder les coudes pour juguler l’insécurité en ville de Goma. C’est pourquoi avant toute chose, vous devez vous faire identifier à notre service la division unique», a recommandé, le maire, Julien Katembo Ndalieni, lors de cet échange.
Cette identification doit porter sur l’ensemble de documents leur autorisant de fonctionner en vue de déceler les sociétés de gardiennage viables avec lesquelles la mairie peut cheminer ensemble pour le maintien de la sécurité de la population et de ses biens.
Julien Katembo Ndalieni et son adjoint, Désiré NGABO KISUBA, ont recommandé à leurs hôtes, au respect de droits de leurs agents, à l’occurrence, disposer de contrats de travail, d’un salaire descent, et du social, pour éviter la médiocrité du service rendu et la complicité de leurs personnels avec les malfaiteurs, suite au mauvais traitement.
Ils ont également recommandé de bannir l’ivresse au travail et de lutter contre l’insalubrité dans le milieu du travail.
Pour sa part le commandant en charge de la sécurité de la ville, a demandé aux sociétés de gardiennage les soins d’apporter à l’identification quelques éléments pouvant renseigner sur la société.
Il a ensuite insisté sur la mutualisation des efforts pour bien répondre à l’insécurité, au lieu d’avoir une multitude de sociétés mais non efficaces.
« Faire accepter votre appellation pour mériter votre présence.
Si vous nous serez les coudes, les petits points de résistance de l’insécurité devraient disparaitre», a indiqué le colonel Jimmy de la police militaire.
Et d’ajouter, «Nous voulons la liste de vos agents, et leurs identités(…) la situation de communication avec agents- et avec vos clients, ouverture
des comptes à la CADECO, etc.»
Les sociétés de gardiennage et l’état doivent parler un même langage pour être efficace sur le terrain.
De leur côté, les représentants de ces sociétés de gardiennage ont fustigé l’extorsion perpétrée par les hommes en uniforme de leurs matériels semblables à ceux de services de sécurité, disposer d’un service d’accompagnement par la police ou le militaire, en vue de sécuriser les ONGs, pour ne citer que ceux-là.
Interrogé au sortir de cette réunion, Jules Kihuo Ndonda, Directeur Nationale de Groupe Des Initiatives pour le Développement Intégral au Congo, GIDICO asbl, s’est dit satisfait de ces échanges.
Dans toutes les discussions que l’on a eu au cours de cette rencontre, les deux parties ont eu une compréhension commune pour oeuvrer aux questions sécuritaires.
Un délai de trois jours a été accordé aux sociétés de gardiennage pour le dépôt des éléments leurs demandés par l’autorité urbaine.
Certaines de ces sociétés de gardiennage se retrouvent dans une plateforme dénommée « ASSOGAR », association des sociétés de gardiennage, alors que la ville en compte plus de soixante-dix, ce qui prouve à suffisance que beaucoup de ces sociétés travaillent dans l’irrégularité totale.
La rédaction



