Dans le cadre de l’extension progressive de la disponibilité de produits sanguins de qualité sur l’ensemble du territoire national, la Directrice Nationale du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) en République Démocratique du Congo, Dr Bwiza Vumiliya Lylianne , a effectué une mission de service dans la province de l’Équateur. Cette descente sur le terrain a pris la forme d’un atelier de renforcement des capacités des prestataires de soins de quatre services de transfusion, notamment ceux des Hôpitaux Généraux de Référence (HGR) de Bomongo, de Lukolela et de Bikoro, avec un examen minutieux de toute la chaîne de production. Cette initiative s’est déroulée sous le financement de la Banque Mondiale / UG-PDSS dans le cadre du projet HEPRR.

Un appel pressant à la rigueur professionnelle
Face aux prestataires de santé de la province, la patronne du CNTS a insisté sur la responsabilité cruciale qui pèse sur leurs épaules. Elle a rappelé que l’enjeu dépasse la simple disponibilité des produits : il s’agit selon elle, de garantir une sécurité absolue pour éviter tout drame évitable.
« Il est possible de mourir parce qu’on a manqué de sang, mais aussi, on peut perdre la vie parce qu’on a été mal transfusé », a souligné la Dr Bwiza Vumiliya Lylianne, exhortant les participants à faire preuve d’un professionnalisme sans faille dans l’exercice de leurs fonctions.

Les axes prioritaires pour sécuriser la chaîne transfusionnelle
Pour pérenniser ces acquis et professionnaliser davantage le secteur dans l’Équateur, la Directrice Nationale a défini des orientations stratégiques claires à l’intention des équipes locales. Il est ainsi demandé aux structures d’élaborer des contrats de collaboration formels avec les donneurs bénévoles de sang pour fidéliser ces derniers. De plus, les prestataires doivent impérativement instaurer un comité d’hémovigilance rigoureux afin de prévenir les incidents transfusionnels liés à la qualité des produits et veiller à ce que les tests de compatibilité soient systématiquement menés en plein service. Par la suite, la mise en place d’un cadre de collaboration étroit avec la Division Provinciale de la Santé (DPS) permettra d’assurer un encadrement pérenne et efficace. Enfin, les équipes locales doivent produire des outils de gestion d’activités fiables et fluidifier la relation entre les services producteurs et les services utilisateurs pour garantir des produits hautement sécurisés.

Précisant les attentes de son institution, elle a déclaré :
« Ce qui reste, vous devez élaborer un contrat de collaboration avec les donneurs bénévoles du sang, vous devez mettre en place un comité de l’hémovigilance car, il y a des gens qui peuvent mourir pas parce qu’ils ont manqué du sang, mais plutôt parce qu’ils ont été transfusés du sang de mauvaise qualité. C’est-à-dire des questions doivent être posées en plein service : est-ce que le test de compatibilité a été fait ? Et bien d’autres. Vous devez mettre en place un cadre de suivi et de supervision en collaboration avec la Division Provinciale de la Santé (DPS), car à notre niveau, nous sommes des encadreurs spécifiques pendant que eux sont des encadreurs polyvalents qui ont également besoin d’être restitués. Vous devez produire les outils de gestion d’activités et établir une relation entre les services producteurs et les services utilisateurs pour des produits sécurisés. »
Satisfaction et perspectives locales
À l’issue de cette séance de travail de grande envergure, les participants ont chaleureusement salué cette initiative salvatrice rendue possible grâce à l’accompagnement du projet HEPRR. Selon eux, cet atelier a permis d’apporter des solutions durables et définitives à des difficultés opérationnelles récurrentes qu’ils rencontraient sur le terrain.
Notons que cette tournée de la Directrice Nationale Dr Bwiza Vumiliya Lylianne s’inscrit dans une dynamique nationale visant à couvrir l’ensemble des provinces du pays. À ce titre, un vibrant hommage a été rendu au Ministre de tutelle pour son accompagnement constant et son impulsion dans la réussite de ce processus. L’objectif ultime demeure d’éradiquer définitivement les pertes en vies humaines causées par la pénurie ou la mauvaise gestion du sang en RDC.
La rédaction



