Le consortium des associations des dockers (Union des Jeunes Dockers du Congo – UJDC et Association des Dockers œuvrant sur le Lac Kivu – ASDLAKI) manifeste le besoin d’employer trois cents personnes – hommes, femmes, jeunes filles et garçons désœuvrés en ville de Goma au Nord-Kivu – dans le métier de docker pour le déchargement des bateaux transportant du sable. C’est ce qu’a indiqué son président, Charles Muhara, à l’issue d’une réunion tenue mercredi 28 octobre 2026 à la mairie, présidée par l’autorité urbaine représentée par Alexis Ndalihoranye, Chef de Division unique.
«Nous demandons à toute personne désœuvrée en ville de Goma de venir travailler comme docker au port pour décharger les bateaux transportant du sable. Ce travail n’est pas l’apanage des jeunes insulaires d’Idjwi», a indiqué le président du consortium, Charles Muhara, avant de signaler que le besoin d’ouvriers se fait sentir, d’autant plus que les bateaux restent souvent immobilisés même pendant dix jours, faute de dockers.
Les jeunes, au lieu de tuer leur temps dans des débits de boissons fortement alcoolisées, peuvent mesurer leur force dans le déchargement des bateaux transportant du sable. Ne sont pas autorisés à exercer ce métier de docker : les mineurs, les femmes enceintes et les personnes impotentes. Les intéressés par cet appel d’offres peuvent se rendre au port Bisengimana, au port Kituku et au port Boscolac , a-t-il précisé.
Abordant leur requête relative à l’espace de vente du sable, Sonny Baderha Karaza a montré le bien-fondé de disposer d’un espace approprié, octroyé par l’État, pour la vente du sable. Un véritable marché pour le sable. Il s’est plaint des menaces des propriétaires des parcelles qu’ils occupent actuellement et qui servent de lieu de vente de sable.
Pour sa part, Delphin Bisimwa a demandé aux services de l’État en charge de la sécurité de protéger et de sécuriser leurs membres pendant les heures de service sur leurs lieux de travail. Et ce, du fait que leurs membres sont souvent ciblés par ces services lorsqu’il y a des bavures observées au port.
Le consortium emploie des journaliers. Mais ceux qui font preuve d’amour du travail se voient d’office attribuer des badges d’identification.
L’aspect sanitaire a également été soulevé. Bien que les bateaux soient des bâtiments flottants, il est quand même important de disposer de latrines dans ces milieux de travail, a recommandé Alexis Ndalihoranye.
La rédaction



