Le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) exprime sa préoccupation face à la résurgence de violences armées en province de l’Ituri, une situation occasionnée par une série d’attaques perpétrées par les groupes armés dans plusieurs régions.
Dans une déclaration faite à la presse ce samedi 26 juillet 2025 à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, ce mouvement souligne que depuis le début du mois de juillet 2025, les territoires d’Irumu et de Mambasa ont été une fois de plus le théâtre de massacres perpétrés par les ADF avec un bilan tragique d’au moins 100 morts.
La majorité de ces compatriotes ont été tués de manière atroce par décapitation ou mutilation, a souligné la LUCHA devant la presse.
Djugu sous l’ombre !
En territoire de Djugu, après une accalmie observée, la LUCHA a déploré l’attaque violente qui a été commise le dimanche 13 et 21 juillet 2025 à Central Soleniama et Lopa à l’extrême nord de la ville de Bunia sur la RN27, pendant que les fidèles faisaient leurs cultes.
Selon elle, cette attaque attribuée au groupe armé CRP/Zaïre constitue une grave menace à la paix et à la stabilité d’une province déjà profondément meurtrie. Depuis lors, la situation s’est rapidement dégradée, embrassant les zones de Iga Barrière, Lopa, Nizi et environs.
Le gouvernement appelé à vite agir !
Face à cette situation préoccupante en province de l’Ituri et plus particulièrement dans le territoire de Djugu, l’épicentre de l’insécurité, ce mouvement de Lutte pour le Changement appelle le gouvernement central à activer sans délai le programme de P-DDRCS (Programme de Démobilisation, Désarmement et Réintégration des Combattants) afin de permettre aux combattants qui le souhaitent de déposer les armes et de réintégrer la vie civile dans la dignité.
La LUCHA demande également à une mobilisation citoyenne des filles et fils de l’Ituri pour dire non à la guerre et regrette toute forme de violence.
Il sied de rappeler que, la semaine dernière, la zone de Lopa, Nizi et Iga Barrière voire même Central Solenima ont été la cible d’une série d’attaques des groupes armés CRP. Cette situation est à la base d’un déplacement massif de la population vers les quartiers périphériques de la ville de Bunia.
Jonathan Bavonga depuis Bunia



