S’adressant aux autorités provinciales du Nord-Kivu, le patriarche Jean Paul Waitswalo déplore le comportement de certains agents de l’État qui, au lieu de faciliter la procédure d’obtention du passeport, exigeraient des sommes supplémentaires allant jusqu’à 30 dollars américains ou plus.
« Alors que la population paie déjà les 75 USD officiels à la banque Equity, le service de l’ANR réclame 30 USD de plus », alerte Jean Paul Waitswalo.
Il rappelle que, lors du Conseil des ministres du 11 avril 2025, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait décidé de ramener le prix du passeport biométrique ordinaire à 75 USD, afin de le rendre accessible à tous les citoyens et de garantir à chacun le droit fondamental de circuler librement.
Cependant, Jean Paul Waitswalo constate avec amertume qu’à Beni, où un centre de capture de passeports a été ouvert récemment, des frais supplémentaires continuent d’être exigés. Certains agents réclameraient même 40 USD obligatoires avant tout enregistrement.
« Après calcul, un citoyen débourse près de 145 USD pour un passeport censé coûter 75 USD. C’est inadmissible », dénonce-t-il.
Le patriarche regrette que la population de Beni, déjà éprouvée par l’insécurité, les déplacements et la pauvreté, soit à nouveau victime de pratiques illégales.
« La population de Beni a trop souffert. Et maintenant, elle doit encore subir ces frais imposés par ceux qui sont censés la servir ? Nous demandons avec insistance au gouverneur militaire du Nord-Kivu, représentant du Président en province, de suivre de près cette situation et de punir sévèrement ceux qui rançonnent les citoyens. À défaut, on serait en droit de croire que ces pratiques sont tolérées, voire encouragées, par les autorités elles-mêmes », déclare-t-il.
Souhaitant une amélioration des conditions de vie de ses compatriotes de l’Est, Jean Paul Waitswalo formule une proposition claire :
« Nous voulons simplement que la décision présidentielle soit respectée. Le passeport, c’est 75 USD, pas un dollar de plus. Les autorités doivent donner la bonne image à la population. Le peuple a tant souffert ; il mérite au moins la justice et le respect des décisions prises en son nom. L’histoire vous jugera », conclut-il.
Jean Paul Waitswalo exprime ainsi son vœu de voir ses frères et sœurs de l’Est du pays vivre enfin en paix, dans la sécurité et la dignité.
La rédaction



