Débutée le lundi 28 septembre, la conférence des chefs des confessions religieuses de la ville de Goma s’est clôturée dans l’après-midi de ce mardi 29 septembre 2026.
Pendant deux jours, une centaine de délégués issus de 24 confessions religieuses ont suivi des enseignements axés sur l’éducation à la nouvelle citoyenneté, le civisme, le patriotisme, la résolution pacifique des conflits dans les milieux religieux, l’initiation aux notions élémentaires de droit et la lutte contre la pauvreté.
L’objectif de ces assises, organisées par la plateforme des confessions religieuses du Nord-Kivu, chapeautée par l’Évêque principal Joël Amurani, était de sensibiliser les leaders religieux au civisme afin qu’à leur tour, ils inculquent à leurs fidèles l’amour de la patrie et qu’ils soient outillés dans la résolution pacifique des conflits au sein de leurs églises et mosquées respectives, et plus largement dans la communauté.
La justice, pilier de l’État de droit
Parmi les temps forts de la conférence, l’intervention du chef adjoint du Département de la Justice et des Droits Humains de l’AFC/M23, Me Mugisha Emmanuel, qui a développé le module sur les notions élémentaires de droit.
Il a rassuré les participants de la volonté de son département et de la hiérarchie de l’AFC/M23 de garantir la liberté et les droits fondamentaux de chaque citoyen.
« Tout le monde doit se sentir libre sur la terre libérée. Les droits fondamentaux, à savoir le droit à la vie et à l’expression, ne sont pas négociables », a-t-il souligné.
Et d’ajouter :
« L’injustice qui battait des records sous le régime passé, le monnayage de la justice, est l’une des causes profondes qui ont poussé le mouvement révolutionnaire AFC/M23 à prendre les armes, alors que la justice est l’un des piliers qui fondent un État. Nous devons redorer la justice », tout en promettant un changement dans l’appareil judiciaire, tant attendu par la population.
L’Église et la Mosquée comme acteurs de paix
Pour sa part, le Bishop Dr Jamari Runiga a remercié tous les participants pour leur présence assidue et a interpellé les chefs religieux sur leur rôle.
« Les chefs religieux doivent être de bons citoyens. Notre pays a besoin de femmes et d’hommes qui peuvent apporter du changement. L’église et la mosquée sont des instruments de développement, et doivent devenir des acteurs de la paix, en intervenant dans la médiation des conflits et en prêchant le vivre-ensemble », a-t-il déclaré.
La conférence s’est clôturée par un moment de prière et d’intercession où les hommes de Dieu ont présenté à Dieu des requêtes pour le retour de la paix, et pour stopper l’avancée de l’épidémie à virus Ebola signalée dans le Grand Nord et en province de l’Ituri.
La Rédaction



