Dans la suite de sa tournée d’itinérance au sein des chefferies de Bwisha et Bwito, l’Administrateur du Territoire (l’AT) de Rutshuru, Euphrem Kabasha, s’est adressé ce mercredi 25 mars 2026 à la population de Bambo. Son message a porté sur la cohabitation pacifique, la lutte contre les groupes armés et l’offre de réinsertion pour les jeunes combattants.

S’adressant à une foule réunie en meeting populaire, Euphrem Kabasha a d’abord mis en avant ses racines locales pour renforcer le lien avec ses administrés. Il a notamment rappelé que la chefferie de Bwito est la terre natale du Général Sultani Makenga, originaire de Kihondo (Nyanzale).
Au nom du Chef d’État-Major Général de l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC), l’Administrateur a présenté ses condoléances aux habitants pour les souffrances endurées. Il a fermement condamné les exactions des groupes armés, citant nommément les FDLR, les Maï-Maï, les Nyatura et les Wazalendo. « Qu’ils soient maudits au nom de Jésus-Christ et qu’ils cessent de faire souffrir notre population », a-t-il déclaré avec force.

Le point d’orgue de son discours a été la lutte contre les divisions ethniques. L’AT Kabasha a exhorté les habitants de Bambo à dépasser les divisions entre Nande, Hunde, Nyanga, Shi, Hutu et Tutsi, rappelant que tous sont avant tout Congolais.
« Nous ne voulons plus entendre parler de conflits communautaires ici. Aujourd’hui, un Nande peut épouser une Hutu ou une Tutsi, et chacun est libre de choisir son conjoint et de parler la langue de son choix. »
Il a insisté sur la liberté de mouvement et d’établissement à travers le pays, affirmant que quiconque parle le kinyarwanda doit pouvoir vivre en paix à Kanyabayonga ou Kirumba, tout comme un Nande doit se sentir chez lui à Bunagana ou Goma.
Mise en garde et offre de réinsertion
L’Administrateur a profité de cette tribune pour mettre en garde ceux qui seraient tentés par les « anti-valeurs« , rappelant la ligne de conduite de l’administration de l’AFC-M23.
Enfin, un appel solennel a été lancé aux jeunes encore présents dans les groupes armés en brousse. Euphrem Kabasha leur propose deux choix pour déposer les armes :
Le retour à la vie civile : « l’administration s’engage à fournir gratuitement un champ, des semences de maïs et une houe pour devenir agriculteur»
L’engagement militaire : «pour ceux qui souhaitent servir sous le drapeau, une formation intégrée au sein de l’Armée Révolutionnaire Congolaise est proposée»
Par la rédaction



