La structure Jeunes Alur (JAL), par la voix de son président, Me Deogratias UFOYMUNGU, lance un appel pressant à l’organisation d’une table ronde inclusive entre les communautés Alur et Nande. Cette initiative vise à désamorcer les tensions qui se sont intensifiées récemment, notamment suite à des menaces ciblant des jeunes Alur à Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Ces jeunes ituriens, employés par la société de gardiennage TOP SIG, avaient été envoyés à Beni dans le cadre d’un stage de professionnalisation, et ont été assimilés à des rebelles du M23.
Dans une interview accordée à la presse ce vendredi 19 septembre 2025 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, Me UFOYMUNGU insiste sur la nécessité de rassembler toutes les parties prenantes autour d’un dialogue franc et constructif, sous la facilitation conjointe des gouverneurs des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Depuis Kinshasa, où il séjourne à la tête d’une importante délégation de la communauté Alur, Me UFOYMUNGU a porté ce message d’alerte aux plus hautes autorités. La délégation, invitée par le Chef de l’État, a été reçue par le conseiller spécial en matière de sécurité, le Professeur Eberande.
Selon Me UFOYMUNGU, cette rencontre avec les autorités nationales souligne l’urgence d’une réponse politique et sécuritaire à la situation. Il appelle à une implication directe des gouverneurs concernés pour garantir un cadre de dialogue efficace et apaisé. « Cette rencontre est une urgence », a-t-il martelé, insistant sur le rôle central que doit jouer l’État dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale dans les régions affectées.
Cette situation suscite des réactions dans plusieurs couches socio-politiques en Ituri, notamment de la part de la jeunesse, de certains députés provinciaux et nationaux, ainsi que de la communauté victime dont ces jeunes font partie.
Jonathan Bavonga



