Des bandes des malfrats qui extorquaient la population en se servant de la langue Kinyarwanda pour intimidation, ont été démantelé, a déclaré lundi dans l’après midi, le maire de la ville, Julien Katembo Ndalieni.
» Nous avons démantelé des bandes des bandits qui tracassaient la population par intimidation de Kinyarwanda. Certains ont été appréhendé au quartier Majengo et d’autres au quartier Virunga. Ils sont gardés au cachot pour dire la justice », a-t-il indiqué tout en demandant à la population d’être vigilante et d’alerter à temps réel aux services de sécurité tout du genre, car il y a encore des cas isolés d’ inciviques extorquant téléphone et autres biens de valeur, et roulant sur des motos ou à bord des taxi-voitures.
Les autorités de la ville sont bien informées de toutes ces pratiques mettant en mal les paisibles citoyens.
» Nous allons nous en occuper, afin de les mettre hors d’état de nuire. Que la population de la ville de Goma soit calme, car nous sommes venus pour la sécuriser », a-t-il insisté.
Dans cette optique, la population avait exigé l’organisation des bouclages pour juguler l’insécurité.
La même population est prise pour témoin de l’organisation de ces bouclages et cela sans casse. Les militaires de l’ARC, sont bien disciplinés et professionnels, n’ont pas pris même une aiguille de tierce personne lors des opérations de ces bouclages.
Le chef de l’exécutif urbain, a rappelé à l’opinion que la langue Kinyarwanda est parlée en RDC notamment en territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo au Sud de Luberon et en ville de Goma.
Allusion à peine voilée faite aux percepteurs de la contribution de la population à l’assainissement parlant le Kinyarwanda, faisant peur aux gens alors que cette langue est comme tant d’autres telles que le Kiswahili, le Lingala, le Français etc. Elle ne doit pas être prise comme une langue passant pour intimider.
Julien Katembo Ndalieni a rappelé également aux détenants illégaux d’armes à feu, de les remettre à l’ARC qui est sensée les garder.
D’une pierre deux coups, dit-on, l’autorité urbaine a profité de cette opportunité pour fixer la population quant à sa contribution à l’assainissement de la ville.
« Nous remercions notre population pour le travail déjà fait dans ce secteur d’assainissement, pour son implication et pour s’en approprier. Nous disons qu’évacuer les immondices est une responsabilité à nous, en tant qu’ autorités de la ville. Toutefois, la population doit nous accompagner par des contributions« , a-t-il martelé.
Et d’ajouter: » la population doit contribuer à l’assainissement de la ville ». Un appel lancé à la population qui doit débourser des frais, minimes soient-ils, pour maintenir la ville propre.
Différemment du pouvoir chassé, qui faisait payer la taxe d’assainissement à la population sans pour autant évacuer les déchets, c’est-à-dire, sans contre partie.
» Mais nous, nous n’allons pas accepter de telle bêtises. C’est pourquoi nous demandons cette contribution pour pérennisation de l’action.
Il a aussi demandé à la population de cesser de transformer ou mal interpréter le message de l’autorité. Elle est dans l’obligation de payer la taxe de l’assainissement qui viendra en appui à la maintenance des camions pour évacuation des déchets, achat du carburant, paie des manutentionnaires, pour assurer la continuité d’activités d’évacuation des immondices, sans perte de vitesse en vue de garder la ville propre et pour qu’elle vive dans un environnement sain.
Deux sociétés, a-t-il indiqué, à savoir Ashape en commune de Goma et Société Vision Net en commune de Karisimbi, s’acharnent à l’évacuation de ces ordures ménagères.
Et pour s’imprégner du bon déroulement de cette activité, une inspection a été mise sur pied pour sillonner la ville, voir où sont entassés les déchets, a-t-il signifié.
La rédaction



