À Bukavu, les responsables de la réforme des finances publiques ont rappelé à l’ordre les agents de terrain. Objectif : éradiquer les perceptions illégales et restaurer la confiance avec les contribuables dans l’Est de la RDC.
Dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), la réforme de l’administration financière et fiscale franchit une nouvelle étape. Portée par l’ambition de renforcer la transparence, l’éthique et la qualité des services, une rencontre stratégique s’est récemment tenue à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, pour poser les jalons d’une gestion plus juste et plus humaine.
Tolérance zéro face aux perceptions illégales
Mandatée par le responsable des Finances, Robert Mundicha, la cheffe adjointe Fanny Kaj Kayemb a profité de cette tribune pour taper du poing sur la table. Son message aux agents fiscaux est sans équivoque : la nomenclature en vigueur doit être respectée à la lettre.
Selon elle, les agents ne doivent exiger des contribuables que les taxes officiellement prévues par les textes légaux.
« Toute perception en dehors de ce cadre est purement et simplement considérée comme une fraude », a-t-elle martelé.
Cette fermeté vise avant tout à alléger les démarches des administrés et à assainir un secteur souvent perçu comme contraignant, afin de bâtir une administration réellement orientée vers le service citoyen.Au-delà des chiffres, la rencontre de Bukavu a mis un accent particulier sur le comportement des agents sur le terrain.
Pour rompre avec les vieilles habitudes, Fanny Kaj Kayemb préconise le déploiement rapide de séances de formation continue et de « matinées fiscales ».
Ces espaces d’échange permettront non seulement de mettre à niveau les connaissances techniques des agents, mais aussi de leur rappeler les principes fondamentaux d’éthique et de déontologie.
Il s’agit de définir une ligne claire : clarifier les responsabilités de chacun, fixer les limites de leurs prérogatives et dicter les attitudes professionnelles à adopter. Les agents sauront désormais précisément ce qu’ils peuvent demander et ce qu’ils ne peuvent en aucun cas exiger des citoyens.
À travers cette dynamique sectorielle, les autorités cherchent à instaurer une culture de rupture dans les provinces de l’Est.La transparence financière, le strict respect des tarifs légaux et la professionnalisation du personnel sont présentés comme les piliers indispensables pour restaurer la confiance mutuelle entre l’État et la population.
La rédaction



