Sous la présidence d’Éric Mashagiro, chef de Groupement de Rugari , chefferie de Bwisha , une réunion de sécurité élargie a rassemblé, ce jeudi 16 juillet 2026, les leaders communautaires des « Nyumba Kumi ». L’ordre du jour a porté sur la situation sécuritaire, la protection du Parc national des Virunga et l’organisation des prochains travaux communautaires dits » Salongo « .
Cette rencontre a permis de dresser un bilan positif de la situation sécuritaire dans les cinq localités que compte le groupement. Toutefois, les autorités locales sont appelées à maintenir une vigilance accrue.
Protection du PNVi et zones interdites
Éric Mashagiro a réitéré, avec fermeté, l’interdiction formelle de mener toute activité dans le Parc national des Virunga, ainsi que dans les zones dites « tempot ».
« Il est strictement interdit aux habitants de fouler le sol de la zone tempot jusqu’à nouvel ordre », a martelé le chef de groupement, soulignant que cette mesure vise à prévenir tout incident et à garantir la tranquillité de la zone.
Mobilisation pour le « Salongo»
En application des directives de l’administrateur du territoire de Rutshuru, Euphem Kabasha, le chef de groupement a lancé un appel à la mobilisation générale pour le « Salongo » de ce samedi. Les travaux seront consacrés à l’entretien des zones de passage de la ligne à haute tension.
« J’appelle tous les habitants de Rugari à s’approprier ces travaux. Nous serons tous présents, munis de nos outils, pour assurer le nettoyage de cet espace stratégique », a déclaré Monsieur Éric Mashagiro.
Appel à la collaboration pour pérenniser la sécurité
Malgré une accalmie sécuritaire saluée par tous, le chef de groupement a insisté sur l’importance de la collaboration étroite entre la population et les forces de l’ordre. Pour lui, c’est à ce prix que la quiétude retrouvée pourra être durablement consolidée.
Enfin, la question récurrente des tensions entre agriculteurs et éleveurs a été abordée. Éric Mashagiro a exhorté les deux parties à privilégier le dialogue et la collaboration.
« Ce problème persiste. Nous devons tout mettre en œuvre pour faciliter un climat de collaboration entre ces deux catégories d’acteurs économiques », a-t-il conclu.
Ces réunions périodiques, qui permettent aux autorités de rester au plus près du vécu quotidien des administrés, s’inscrivent dans une démarche proactive visant à anticiper les défis locaux et à renforcer la cohésion sociale au sein du groupement de Rugari.
La rédaction



