Le président Félix Tshisekedi a accordé une audience à Adolphe Muzito, ancien Premier ministre et actuel président du parti d’opposition Nouvel Élan. Il s’agit d’une première rencontre officielle entre les deux hommes, marquée par un ton d’ouverture et de reconnaissance mutuelle.
À l’issue de l’entretien, Adolphe Muzito s’est exprimé devant la presse, saluant les récentes avancées diplomatiques de la RDC – République démocratique du Congo – sous la présidence de Tshisekedi, notamment sur le dossier sécuritaire dans l’Est du pays.
« On le critiquait pour ses nombreux voyages à l’étranger, mais aujourd’hui, les résultats sont visibles : la communauté internationale reconnaît désormais que le Rwanda est l’agresseur, et un accord parrainé par les États-Unis contraint Kigali et les groupes armés à se retirer du territoire congolais », a déclaré Adolphe Muzito.
L’opposant n’a pas caché sa satisfaction face aux engagements économiques en cours entre Kinshasa et Washington. Il estime que ces partenariats pourraient marquer un tournant dans l’exploitation des ressources naturelles congolaises, longtemps sujettes à des trafics transfrontaliers.
« Ce que le Rwanda pillait hier comme simple sous-traitant, le Congo va désormais l’exploiter en partenariat direct avec le monde entier, en particulier avec les États-Unis », a-t-il affirmé, tout en appelant à une plus grande transparence autour de ces accords.
Plus qu’un constat, cette audience a aussi été l’occasion pour Adolphe Muzito de faire un pas vers une possible participation à un futur gouvernement d’union nationale.
« J’ai exprimé ma disponibilité à participer à la formation du gouvernement. Pour moi, il est essentiel que mes idées soient prises en compte », a-t-il confié, laissant entrevoir un repositionnement stratégique dans le paysage politique national.
Enfin, l’ancien chef du gouvernement a plaidé pour l’ouverture d’un dialogue national et la mise en œuvre de réformes structurelles.
« Je propose que le Président envisage un dialogue, aujourd’hui ou demain. Mais le plus important est de lancer des réformes majeures pour faire avancer le pays », a-t-il conclu.
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