Le procès de l’ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba, dans le dossier du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), a connu un nouveau rebondissement ce lundi 27 juillet devant la Cour de cassation.
En pleine audience, Constant Mutamba a quitté la salle après avoir dénoncé ce qu’il considère comme de nombreuses irrégularités de procédure. Selon lui, les conditions d’un procès équitable ne sont pas réunies, accusant la Cour de cassation de ne pas avoir respecté ses droits à la défense.
Avant de se retirer de l’audience, l’ancien ministre a lancé une déclaration marquante « Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate et je mourrai pour la justice et la vérité. »
Constant Mutamba affirme notamment que les juges lui ont refusé la parole pour présenter ses moyens préalables portant sur la régularité de la procédure, une étape qu’il estime essentielle avant tout examen du fond de l’affaire.
Ce nouveau développement intervient dans un dossier particulièrement suivi par l’opinion publique congolaise. L’ancien ministre est poursuivi dans le cadre de l’affaire FRIVAO, liée à des présumés décaissements irréguliers de fonds destinés à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo. À ce stade, aucune décision n’a encore été rendue sur le fond de l’affaire et la procédure judiciaire se poursuit.
Jonathan Bavonga depuis Bunia



