Alors que les enseignants des territoires de Masisi et Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, n’ont pas perçu leur salaire depuis près de six mois, un appel au calme et à la patience a été lancé par des représentants syndicaux et des défenseurs des droits humains.
« Les efforts déjà fournis par le gouvernement congolais dans le paiement et la normalisation des salaires dans ces zones sont à encourager », a déclaré samedi 23 Juin Bahati Kizito Joachim, Défenseur Judiciaire dans la région.
Selon lui, la quasi-totalité des fonds destinés aux enseignants a déjà été transférée par l’État congolais à la CARITAS, l’organisation chargée d’assurer le paiement effectif sur le terrain.
« Le gouvernement central a rempli sa part de responsabilité. Il revient maintenant à la CARITAS de procéder au paiement des enseignants conformément à l’accord en vigueur », insiste Kizito Bahati.
Il exhorte ainsi les enseignants à garder patience, tout en reconnaissant la précarité de leur situation.
Depuis janvier, les enseignants n’ont toujours pas reçu leurs salaires, une situation rendue encore plus difficile par l’absence d’un système bancaire fonctionnel dans plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Cette carence complique la distribution des salaires, des frais de fonctionnement et des primes liées à la gratuité de l’enseignement.
Jean-Claude Mukulu



