Plus de 600 maisons incendiées, au moins 75 personnes tuées et 42 autres grièvement blessées dans 26 villages du groupement Bukombo entre le 18 et le 31 mai 2025.
Les témoins des événements sur place à Bukombo, précisément à Mashango, une localité victime de ces violations, disent qu’ils ne savent plus sur quel saint se vouer et que la fouille continue pour essayer de trouver d’autres corps.
« Ce qui s’est passé ici, à partir de la date du 18 mai 2025, nous a surpris. L’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 sont venus de Katsiru, Kitshanga et d’autres localités comme Tongo. Ils ont pillé nos biens et tué la paisible population. Actuellement, nous restons dans la brousse.»
La population, ne sachant plus sur quel saint se vouer, continue à fouiller dans les villages incendiés pour essayer de retrouver les corps de leurs proches afin de leur organiser un enterrement digne.
« Ils ont vraiment tué nos frères et sœurs, ils ont brûlé nos maisons. Nous ne savons plus que faire. Ils sont venus en tirant des coups de feu. À présent, nous avons déjà trouvé plus de 50 corps; d’autres sont morts dans la brousse. Ils ont brûlé les localités de Mashango, Kinyamugezi, Rwindi, Nyenyeri et Kanyabuhunga, pour ne citer que celles-là. Nous sommes tous sans abri.»
Ces crimes viennent d’être commis après que les deux parties, la République Démocratique du Congo et les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, ont accepté de cesser les combats dans l’est du pays jusqu’à ce que les pourparlers de paix menés sous la médiation du Qatar aboutissent à une conclusion.
La rédaction



