La gratuité des frais de participation à l’Examen d’État dans la province de l’Ituri, à l’Est de la République Démocratique du Congo, fait l’objet d’un plaidoyer de la société civile du Congo, SOCICO, notamment pour les parents et élèves de la sous-division de Djugu 2, située au Nord de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, y compris ceux de Nyamamba, sur le littoral du lac Albert à Tchomia, secoués par l’insécurité perpétrée par des groupes armés.
Samuel Ukethi, son coordonnateur provincial, a fait savoir ce lundi 19 mai 2025 devant la presse et auprès des autorités nationales et provinciales :
« Nous sommes en train d’amener la voix de ces parents auprès du gouvernement congolais et ici en province de l’Ituri. C’est spécialement aux autorités provinciales d’intervenir au secours de ces parents. Vous savez qu’il y a un examen d’État, ainsi qu’un examen pour les enfants de 8e année TENASOSP qui vont passer ces examens prochainement. Pour pouvoir participer à ces examens, il faut payer certains frais. Malheureusement, pour ces parents, la situation de crise économique causée par l’insécurité ne leur permet pas facilement d’honorer ces frais. C’est pourquoi la société civile du Congo vole au secours de ces parents en plaidant auprès des autorités provinciales, spécialement du gouverneur militaire, qui peut aider ces parents par une décision d’exonération afin que les enfants qui ont perdu du temps puissent reprendre le cours normal. Aujourd’hui, ils ont fait un effort pour arriver à la fin de l’année ; il ne faudrait pas qu’ils manquent ces examens. Le message est que la société civile du Congo souhaite voir la bonne volonté de l’exécutif provincial afin d’aider ces parents en prenant en charge ces frais pour que les enfants puissent participer à l’examen », a plaidé Samuel Ukethi, coordonnateur de la société civile du Congo.
Signalons que dans la province de l’Ituri, depuis la recrudescence de l’insécurité dans plusieurs régions, de nombreux enfants sont hors du circuit scolaire en raison du manque de moyens financiers et des déplacements causés par cette insécurité.
La rédaction



