À Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, située à l’est de la République Démocratique du Congo, la Ligue des jeunes de l’UDPS/Tshisekedi exige le départ du gouverneur militaire, le lieutenant général Luboya Nkashama Johnny, qui occupe cette fonction depuis quatre ans.
C’est devant la presse, ce mardi 3 juin 2025, qu’ils se sont exprimés. Selon eux, leur désolation est motivée par la récente sortie médiatique de Monsieur Luboya Nkashama s’exprimant sans retenue devant les veuves militaires. Dans cet entretien, il a tenu des propos qu’ils qualifient de « gravissimes », tels que : « nos militaires sont en train de mourir ». Alors que la province est agressée par les ennemis de la paix, il divulgue des secrets militaires.
« La Ligue des jeunes UDPS/Tshisekedi, fédération de l’Ituri, a suivi avec beaucoup de regrets et de désolation la récente sortie médiatique de Monsieur Johnny Luboya Nkashama, gouverneur militaire de la province de l’Ituri, s’exprimant sans retenue devant les veuves militaires. Dans sa communication, il ressort des propos gravissimes tels que : ‘nos militaires sont en train de mourir’. Mais si un militaire qui est devant l’ennemi apprend que les veuves ne sont pas payées, est-ce qu’il va se sacrifier ? Aujourd’hui, les militaires mangent 15 fois par jour pour dire 15 fois par mois. Ces propos tenus frisent le manque de retenue qui devrait le caractériser en ce moment où le pays est agressé », a indiqué Maître Michel Mulumba, son président provincial.
Dans la foulée, plusieurs couches sociopolitiques sur place fustigent encore les propos du gouverneur militaire de l’Ituri. Ils accusent sa cellule de communication et son entourage d’incompétence et demandent un recyclage complet de cette cellule.
Face à cette situation, cette ligue demande au président de la République Félix Tshisekedi de remplacer Johnny Luboya Nkashama à la tête de la province et de nommer un autre gouverneur militaire capable de faire face aux défis en province d’Ituri.
Pendant ce temps, ils appellent les groupes armés à cesser leurs attaques contre la population civile et à rejoindre le processus P-DDRCS à travers les mains tendues du président de la République.
La rédaction



