Malgré l’appréciation du franc congolais face au dollar, où le taux d’échange est passé de 2 800 à environ 2 000 FC, les prix des produits de première nécessité restent inchangés.
Dans une déclaration faite à la presse ce lundi 20 octobre 2025 à Bunia chef-lieu de la province de l’ituri , la société civile du Congo (SOCICO) dénonce les lenteurs de certains services de l’État habilités à la réglementation des prix sur le marché.
Samuel Ukethi, son coordonnateur provincial, évoque à titre d’exemple les cas du marché MONUC, où les consommateurs achètent une marchandise à 10 dollars américains auprès des commerçants, alors que cette même marchandise est vendue au grand marché central de Bunia à 15 voire 25 dollars américains.
« Allez-y au marché MONUC, vous retrouverez qu’un article de 10 dollars américains là-bas coûte dans notre marché central entre 15 et 25 dollars américains, à une distance de quelques mètres seulement, et personne n’en parle. Cela doit changer », a-t-il déploré, en ajoutant que la société civile du Congo « accepte de barrer la route à tous ces types de pratiques, nous en avons assez », a-t-il déploré.
Il demande à la division provinciale de l’économie de mobiliser ses agents afin que cette incohérence des prix cesse, pour que la population respire un vent nouveau.
« Nous demandons au directeur provincial du service de l’économie de mobiliser ses agents. Nous voulons voir au marché, partout où il y a des opérations d’achat et de vente, que la police du service de l’économie soit à pied d’œuvre pour traquer les récalcitrants. Hier, les produits qui coûtaient 10 dollars, la Banque centrale dit que c’est à 23 000 FC et de l’autre côté à 20 000. Finalement, où est le prix ? » a ajouté Ukethi.
Une action citoyenne à envisager si rien ne se fait !
Face à cette situation d’incohérence des prix des produits de première nécessité, la société civile du Congo ajoute que si rien ne se fait sur le marché, cette structure envisage d’initier des actions citoyennes pour obtenir des animateurs capables de réorienter le service de l’économie, afin que la population sente qu’il y a un service de l’État qui réglemente les prix. C’est la population qui est toujours perdante, a souligné Samuel Ukethi, tout en qualifiant cela de « vol comploté » contre la population par le service de l’économie.
Jonathan Bavonga



