Cet appel a été lancé par le Co-president l’Eveque Joël Amurani, à l’issue de travaux d’un atelier organisé ce vendredi 31 juillet 2026 à Congo Uni hôtel, par la co-présidence de l’Initiative Interreligieuse pour les forêts tropicales, IRI-RDC, chapitre du nord Kivu basé à Goma.
“ À notre qualité de co-président de l’IRI-RDC, Chapitre du Nord Kivu, basé à Goma, nous lançons un appel à tout croyant de différentes confessions religieuses, des églises et mosquées, à planter chacun un arbre dans sa parcelle pour former un mur vert tout au tour de notre ville de Goma”, a-t-il recommandé avant de prononcer la formule stéréotypée de clôture des travaux de cet atelier.
Cet appel adressé à tout le monde à se mettre debout comme un seul homme pour le travail de reboisement de la ville de Goma, menacée par le phénomène de changement climatique, met en exergue “l’arbre “, qui est la vie, inséparable de l’homme. La qu’il y a l’arbre, il y a la vie, la douceur, la cohésion pacifique de la population l’espérance, la collaboration mais aussi il y a la paix.
L’air que l’on respire provient de l’arbre. Ce dernier jadis a servi de cadre pour les palabres. “ Nous avons vu dernièrement les autorités politiques donner l’exemple en plantant des plantules de différentes espèces le long des grandes artères du boulevard Saké. Un travail similaire entamé depuis 2020 par l’IRI-RDC, un travail à nous tous qui va permettre à restaurer notre santé physique, a-t-il mentionné.
Pour sa part, le Co-président de cette structure, le révérend Batasema Nganga, vice-president provincial de l’église du christ au Congo, ECC nord Kivu, a interpellé la conscience des membres de l’IRI-RDC, chapitre du Nord Kivu à la plantation d’arbres, chacun dans sa parcelle afin de prêcher par l’exemple, avant d’accueillir les participants à cet atelier.
Objectif, s’approprier les actions du programme de la campagne “pas de forêts, pas d’avenir “, par les membres du conseil consultatif. Aussi, visait-il de présenter et valider la proposition du plan d’action, le budget 2026-2027, le rapport narratif de l’exercice 2025 etc.
Les participants ont suivi avec attention soutenue l’exposé portant sur la gouvernance de forets urbaines et péri-urbaines autour de la ville de Goma, RDC, état de lieu et perspectives d’actions, présenté par un chercheur, et enseignant à l’ULPGL Goma en la personne du Chef des travaux Shabani Bin Kasongo.
Selon l’orateur, la ville de Goma serait une ville de tous les risques naturels mais aussi de toutes les opportunités, un constat qui a guidé sa recherche.
Par projection, la ville de Goma en 2050, si rien n’est fait face à la déforestation dont elle est l’objet, tous les quartiers de la ville et ceux de péri-urbains ne représenteront que 1,74% des forêts. C’est-à-dire que les quartiers urbains couvriront 0,24 % des forêts et les quartiers péri-urbains 0,38 % de ces forêts. Donc on va tout droit au mur, a fait remarquer le CT Shabani Bin Kasongo.
La population, a-t-il renchéri, a intérêt de se réveiller pour s’investir dans les actions de reboisement afin de sauver l’avenir de la ville de Goma, bâtie au pied du Volcan Nyiragongo, au dessus du lac Kivu et près du parc national des Virunga.
Signalons que les participants à cet atelier vert, étaient des leaders des confessions religieuses, du représentant du maire de Goma, le chef de bureau urbain en charge du développement, de représentant de peuple autochtone, de journalistes, et des scientifiques.
La rédaction



