Les petits commerçants transfrontaliers rwandais et congolais, vendeurs des tomates ont accordé les violons ce mercredi 25 juin 2025 à Goma, province du Nord-Kivu pour un approvisionnement alterné de leurs marchandises au marché Kahembe situé au quartier portant le même nom, en commune de Karisimbi.
C’était au cours d’une réunion qui les avaient rassemblé à l’hôtel de ville , présidée par le maire, Julien Katembo Ndalieni.
« Nous nous sommes mis d’accord que chaque lundi, 4 véhicules convoyés par un groupe des vendeurs, transitaires congolais important les tomates en Tanzanie ou en Ouganda, approvisionnent le marché Kahembe en tomates. Et chaque jeudi, un autre groupe avec 4 véhicules de tomates, ceci pour éviter de travailler à perte« , a indiqué dans un compte rendu, madame Déborah Musenge, membre du comité de suivi et secrétaire au marché Kahembe.
Les vendeurs rwandais et congolais travaillant en groupage, iront régulièrement à Gisenyi, pour se ravitailler en tomates à revendre à Goma, a-t-elle ajouté.
Ces dispositions ont été prises pour apporter une solution durable aux pertes qu’ils subissaient en approvisionnant le marché avec 20 véhicules de tomates chaque lundi et jeudi, alors que la ville n’a qu’une capacité de consommer rien que dix véhicules, a explicité Madame Brigitte KISUBA, présidente de la plateforme des associations et coopératives des petits commerçants transfrontaliers.
Pour réduire les pertes enregistrées dans la vente de tomates, les vendeurs de District de Rubavu au Rwanda et ceux de Goma, en République Démocratique du Congo, RDC, ont par consensus, pris la décision d’alterner l’approvisionnement au lieu et place de vendre chaque jour à perte, a renchéri madame Brigitte KISUBA.
« Depuis le confinement du COVID 19, nous nous sommes mis en système de groupage, rwandais et congolais, tous confondus, et sans discrimination. Nous nous occupons rien que de notre activité de vente », a-t-elle ajouté.
Elle a également souhaité à ce que les dispositions prises pour la vente de tomates, se fasse de même pour les poules et les oignons, car constituant un manque à gagner pour le trésor public de l’état congolais et que par ricochet, les vendeurs puissent se retrouver, a poursuivi la présidente de la plateforme des associations et coopératives des petits commerçants transfrontaliers.
La rédaction



