Le cheikh Nuru Mukaguzi a salué le maintien de la sécurité dans la ville de Goma par les services de sécurité de l’AFC/M23. Il s’est exprimé lundi 14 septembre 2026, en prélude au conseil urbain de sécurité tenu à l’hôtel de ville de Goma, au Nord-Kivu.
Dans son exhortation, le cheikh Nuru Mukaguzi a notamment évoqué les conditions nécessaires à une société stable et responsable. Il a comparé ces conditions à quatre « parapluies » qui, selon lui, devraient protéger la population.
« Si Dieu descendait sur la terre, il s’abriterait sous quatre parapluies, à savoir un gouvernement responsable mettant la population au centre de ses préoccupations. Actuellement, les téléphones et l’argent ne sont plus cachés comme auparavant, les gens se promènent sans arrière-pensée », a-t-il déclaré.
Le premier « parapluie », selon lui, est donc constitué d’un gouvernement responsable, soucieux du bien-être de la population.
Le deuxième repose sur la formation des dirigeants dans différents secteurs. Cette formation devrait, d’après le cheikh, permettre aux responsables d’éviter le tâtonnement dans la prise de décisions.
Comme troisième « parapluie », Nuru Mukaguzi a cité les personnes riches et généreuses qui mettent leurs ressources au service de la population, qu’il considère comme des créatures à l’image de Dieu.
Enfin, les personnes démunies constituent, selon lui, le quatrième « parapluie ». Il a appelé les autorités et les personnes aisées à prendre en compte leurs besoins, notamment à travers des collectes destinées à leur venir en aide.
S’appuyant sur un passage biblique tiré de l’Apocalypse 14:13, le cheikh Nuru Mukaguzi a également insisté sur l’importance des œuvres accomplies par chaque être humain au cours de sa vie.
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent », a-t-il rappelé.
Pour lui, l’homme est reconnu à travers ses actes, de la même manière qu’un arbre est reconnu à travers ses fruits. Ainsi, à la mort, a-t-il expliqué, chacun est précédé par ses œuvres, lesquelles peuvent soit témoigner en sa faveur, soit contribuer à sa condamnation.
À noter qu’il s’agit, selon les informations disponibles, de la première fois qu’un cheikh est invité à livrer un message religieux dans le cadre d’un conseil urbain de sécurité à Goma.
La Rédaction



