Au vu de la fluctuation du taux de billet vert sur le marché, les autorités de l’AFC/M23 à Goma province du Nord-Kivu recommandent aux cambistes, aux opérateurs économiques et aux pétroliers d’afficher chaque jour le taux de dollars dans leurs milieux de travail. Il s’agit d’une résolution prise lors de la réunion tenue mercredi dernier au gouvernorat provincial et relayée ce vendredi par le maire adjoint, Désiré NGABO KISUBA.
« Ils doivent afficher le taux de change dans leurs milieux de travail : écrire sur un tableau les taux d’achat et de vente du billet vert et les actualiser chaque jour », a-t‑il indiqué.
Cette mesure vise à permettre à la population de maîtriser la fluctuation du dollar américain sur le marché.
Le taux actualisé doit impacter les prix des marchandises sur le marché et dans différents domaines de la vie – hôpitaux, écoles, universités, etc. – et doit être uniforme sur l’ensemble de la ville.
Le maire adjoint a également recommandé d’adapter les prix au marché au taux du jour. Le taux de dollars doit ainsi influencer les prix dans tous les secteurs de la vie à Goma.
Il a fustigé le fait que certains vendeurs fixent les prix en dollars mais réclament le paiement en monnaie locale à l’ancien taux de 3 000 FC, ce qui est inadmissible dans l’espace libéré par l’AFC/M23, a‑t‑il illustré.
Désiré NGABO KISUBA a exhorté la population à l’entraide mutuelle en cette période :
« Ceux qui vont aller à l’encontre de cette mesure seront suivis de très près par les autorités urbaines ayant reçu l’instruction du gouverneur provincial, Bahati Musanga Erasto » – il ajouta que « le prix du carburant à la pompe est fixé à 3 000 FC (trois mille francs congolais) le litre d’essence, ni plus ni moins ».
Ce prix a été fixé d’un commun accord avec les pétroliers de Goma. Il faut des sacrifices consentis au profit d’un allégement du poids que portait la population ; certaines taxes ont été abandonnées par la mairie pour alléger leur charge.
Cette baisse du prix du carburant doit avoir une incidence sur les courses moto et améliorer tantôt qu’il reste possible le bien‑être général de la population.
« Nous sommes Congolais et parfois nous sommes victimes des agissements gouvernementaux depuis Kinshasa ; beaucoup de choses dépendent encore de la banque centrale. Mais nous ne pouvons pas accepter que notre population souffre », conclut-il.
La rédaction



