L’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 Mars (AFC-M23) a publié ce mercredi 26 août 2026 un communiqué officiel (N° 002/AFC-M23/2026) signé depuis Goma par son Secrétaire Permanent Adjoint, Délion Kimbulungu Mutanga.
Ce document condamne vigoureusement les récentes décisions du régime de Kinshasa visant le secteur éducatif et financier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.



L’AFC-M23 exprime son indignation face à la suspension des activités académiques à Goma et Bukavu, ainsi qu’au gel des rémunérations de certains personnels universitaires menacés de révocation.
Alors que Kinshasa justifie ces sanctions par des impératifs de sécurité, l’AFC-M23 réfute cet argument. Elle affirme au contraire que la partie orientale de la RDC sous son administration bénéficie d’une stabilité et d’une sécurité renforcées.
Le mouvement souligne que ces mesures surviennent en plein milieu des pourparlers de paix du processus de Doha, censés instaurer des mesures de confiance mutuelle.
L’AFC-M23 articule sa protestation autour de plusieurs points clés notamment :
•Droit constitutionnel à l’éducation : Le texte rappelle les articles 42, 43 et 45 de la Constitution congolaise, stipulant que l’éducation est un droit inaliénable qui doit être préservé de tout conflit politique.
•Indépendance universitaire : Le communiqué invoque les principes de la Magna Charta Universitatum (Bologne, 1988) pour exiger la continuité de la formation et la sécurisation des parcours des étudiants, refusant qu’ils sacrifient leur année académique.
•Dénonciation d’un blocus économique : Au-delà de l’école, le mouvement accuse Kinshasa de mener une politique de « punition collective » contre les civils des « territoires libérés », citant la fermeture des banques, des aéroports, un blocus humanitaire à Minembwe et le détournement des fonds destinés à la riposte contre le virus Ebola.
Face à ce qu’elle qualifie de « mesures nulles et de nul effet », L’AFC-M23 émet trois directives majeures :
•Elle rassure la population, les parents et les étudiants sur la poursuite des cours.
•Elle appelle les gestionnaires des établissements d’enseignement supérieur et universitaire à maintenir normalement toutes les activités académiques.
•Elle s’engage officiellement à prendre en charge les frais et la rémunération du personnel académique ciblé par les sanctions financières de Kinshasa.
Rappelons que le régime de Kinshasa a suspendu les activités académiques dans les universités publiques situées dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23. Il s’agit des établissements ci-après ; UNIGOM, ISC-GOMA, ISTM-GOMA, ISTA-GOMA, ISP-GOMA, UOB, ISC-BUKAVU, ISTM-BUKAVU, ISP-BUKAVU, ISDR- BUKAVU et ISAM-BUKAVU.
Notons que la continuité de l’éducation reste un pilier indispensable pour la stabilité, la cohésion sociale et la reconstruction de cette région touchée par des décennies de crise.
La rédaction



