Les notables, cadres d’expression et leaders d’opinion des communautés de Walikale, réunis mercredi 21 octobre 2026 au Serena Hôtel, ont évalué les situations politique, sécuritaire et socio-économique de la RDC.
Constatant avec gravité les effets destructeurs sur leur territoire, leurs populations et leur jeunesse, ils ont, dans une déclaration, lancé un vibrant appel à l’unisson des voix et des intelligences autour du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), pour faire entendre leurs revendications légitimes.
À travers leur déclaration, les communautés de Walikale ont dénoncé :
• L’irresponsabilité des autorités de Kinshasa et le manque manifeste de volonté politique dans la recherche d’une solution durable au conflit armé dans l’Est, alors que des pistes de sortie de crise avaient déjà été proposées par des députés provinciaux du Nord-Kivu en mars 2023, ainsi que les conseils et orientations de Vital Kamerhe ;
• La distribution d’armes et de munitions de guerre par le gouvernement de Kinshasa aux civils, aux Wazalendo, à la Force du Progrès, une milice du parti au pouvoir, et aux FDLR, ces derniers pourtant chassés de Walikale depuis 2009 après y avoir commis de graves violations ;
• La généralisation de l’insécurité sur toute l’étendue du territoire national ;
• L’abandon total de Walikale par le gouvernement central, aujourd’hui totalement enclavé ;
• L’injustice dans la gestion des ressources minérales de Walikale, avec l’enrichissement de réseaux mafieux et d’acteurs extérieurs au détriment de la population locale ;
• La stigmatisation des communautés swahiliphones à Kinshasa ;
• La tribalisation croissante des postes de responsabilité au niveau national et même provincial, traduisant un sentiment de profonde exclusion et de confiscation de l’État au profit de certains intérêts ethno-régionaux, au lieu de la cohésion nationale et de l’égalité citoyenne.

Les communautés pointent également les arrestations arbitraires de Swahiliphones, surtout des officiers, à l’instar du Général Kasikila et du Major Douglas, tous deux fils de Walikale, qui en sont des illustrations flagrantes. Alors que Shiko, qui aurait abandonné troupes et munitions à Rwindi, « tourne comme un poisson dans l’eau ». À cela s’ajoute la promotion en grade d’officiers militaires majoritairement issus d’une même tribu, pour ne citer que ces cas.
Avec cette dénonciation, Walikale ne demande pas la pitié. Il exige la justice, la sécurité, la redistribution des ressources et le respect de ses filles et fils.
« Face à ce tableau sombre et considérant que le gouvernement de Kinshasa n’a aucun souci d’apporter des solutions idoines aux problèmes ci-haut cités, et prenant acte de la détérioration continue du tissu socio-économique et du besoin urgent d’un sursaut national pour la restauration de la dignité, de la souveraineté et du développement de notre territoire, les communautés de Walikale saluent avec patriotisme et responsabilité la création du FRN, initiative politique majeure portée par le Président honoraire Joseph Kabila Kabange », mentionne la déclaration.

Ainsi, elles expriment leur adhésion et leur soutien indéfectible à la vision stratégique du FRN, plaçant la renaissance de la Nation, la justice sociale et la refondation des institutions au cœur de son action politique. Par ce fait, elles soutiennent fermement la dynamique de libération engagée pour affranchir le territoire de Walikale des pesanteurs sécuritaires et politiques qui freinent son épanouissement, afin de créer un cadre propice à un développement durable, inclusif et équitable.
Les communautés de Walikale réaffirment leur engagement à accompagner les initiatives du FRN visant à restaurer la paix, à valoriser les potentialités économiques locales et à bâtir un leadership fort, à la hauteur des aspirations de nos concitoyens.
La rédaction



