C’est au cours d’une réunion tenue ce mercredi 07 octobre 2026 à l’Hôtel de Ville, à Goma au nord Kivu, rassemblant les boutiquiers œuvrant sur l’axe Joli Hôtel – Rond-point Rutshuru, que la mesure a été prise. Présidée par le Maire adjoint, Juvénal Nshimiyimana Rukundo, la rencontre s’est conclue par un accord commun : les boutiquiers, surtout ceux dont les portes donnent sur la voie publique, doivent faire évacuer les marchés pirates installés devant leurs commerces.
« Nous retenons que si les agents de la Cellule Urbaine de Développement trouvent quelqu’un en train de vendre sa marchandise devant la porte d’une boutique, ils fermeront directement cette boutique et le boutiquier paiera une amende« , a indiqué fermement le Maire adjoint au terme des assises.
Il a interpellé la conscience des boutiquiers, les appelant à être responsables de l’espace se trouvant devant leurs boutiques.
« Si les contrôleurs rencontrent un vendeur de marché pirate dans le couloir ou sur les artères, ils vont s’en occuper. Dans le cas contraire, c’est le boutiquier qui paiera le prix », a-t-il ajouté.
Les bailleurs pointés du doigt
Intervenant dans la salle archicomble, un vendeur a souhaité que la Mairie puisse inviter directement les bailleurs de ces galeries pour leur communiquer cette mesure, afin d’épargner les locataires.
Le mouvement AFC/M23 n’admet pas la vente sur la chaussée, au vu des conséquences incalculables qu’elle pourrait engendrer, a déclaré le maire adjoint.
Certains boutiquiers ont été accusés de cacher les vendeurs des marchés pirates à l’intérieur de leurs boutiques lorsque ceux-ci sont pourchassés par les agents de la Cellule Urbaine de Développement, chargés de l’évacuation des marchés pirates. Cette complicité est punissable par la loi.
En conclusion, les bailleurs ne doivent pas s’arroger le droit de sous-louer à d’autres vendeurs l’espace situé devant les boutiques, ce qui crée la cacophonie.
Interrogé à la sortie de la réunion, Justin Paluku a plaidé pour que la Mairie aide ces locataires pris au dépourvu par leurs bailleurs, en convoquant ces derniers pour leur notifier la mesure.
« Nous saluons l’idée du chef adjoint de l’exécutif urbain de ne pas permettre aux petits vendeurs de s’installer devant les portes de nos magasins, car ces gens nous mettent mal à l’aise », a confié une vendeuse sous couvert d’anonymat.
La rédaction



