Au moins sept civils auraient été tués et plusieurs autres portés disparus lors d’une attaque attribuée aux combattants des ADF, survenue aux premières heures de la matinée du samedi 29 août 2026 dans le village Amani, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
L’attaque s’est produite vers 4 heures du matin, à environ 30 kilomètres à l’ouest de Biakato, dans le groupement Bangole. Selon le bilan provisoire communiqué par le défenseur des droits humains Ram’s Malikidogo, une vingtaine de maisons auraient également été incendiées au cours de cette incursion.
Plusieurs habitants auraient pris la fuite à la suite de l’attaque, craignant de nouvelles violences dans cette zone déjà confrontée à une insécurité persistante.
Intervenant auprès de Yves Romaric Baraka, Ram’s Malikidogo indique par ailleurs que des attaques avaient été signalées vendredi 28 août dans les villages de Mabakuha et Biamu, situés dans le groupement Babila-Teturi, en chefferie de Babila-Babombi.
Le bilan de ces deux attaques n’était pas encore connu au moment de la rédaction de cet article.
Face à cette situation, le défenseur des droits humains appelle les autorités à renforcer la présence des forces de sécurité dans les zones exposées afin de prévenir de nouvelles incursions.
« La population est fatiguée de vivre sous la menace des attaques », déplore Ram’s Malikidogo, appelant à des mesures urgentes pour sécuriser les civils.»
Contacté à ce sujet, l’administrateur du territoire adjoint de Mambasa confirme l’attaque survenue à Amani. Il indique que les forces de sécurité ont été déployées dans la zone afin de faire face à la situation.
L’autorité territoriale fait également état d’un mouvement de débandade de la population, plusieurs habitants ayant quitté leurs milieux de résidence par crainte pour leur sécurité.
Cette nouvelle attaque intervient alors que plusieurs zones du territoire de Mambasa restent confrontées à des incursions armées attribuées aux ADF, faisant régulièrement des victimes parmi les civils et provoquant des déplacements de populations.
Jonathan Bavonga depuis Bunia



